Chapitre 1

Chapitre 1 : Toutes les bonnes choses doivent-elles vraiment avoir une fin ?

 

Une île au milieu de l’Océan Pacifique.

 

Veronica et Logan se tenaient sur le ponton de l’Ile. Ils ne pouvaient se détacher l’un de l’autre, alors que le bateau-taxi s’approchait de l’île.

 

Logan : Mars, reste !

Veronica : Logan…

 

Quand Veronica avait débarqué sur l’Ile, il y a un mois, ils avaient tout de suite sut que cela ne durerait qu’un mois, que Veronica retournerait à sa nouvelle vie et que Logan serait de nouveau seul comme les pierres. Il ne pouvait cependant s’empêcher de tenter sa chance. Elle n’était même pas partie qu’elle lui manquait déjà. Avec qui allait-il se battre, échanger des piques, des fous rires, des moments tendres et passionnés ? Durant ce mois, ils avaient, enfin, pu s’aimer normalement et pleinement, sans ennui, sans crise et surtout sans les autres. Ils avaient partagés des moments uniques. Des baisers, voir plus, sur fond de coucher de soleil, les rayons roses du coucher se reflétant dans les yeux bleus de Veronica. Des après-midis entiers où Logan avait tenté, en vain, d’apprendre à surfer à Veronica, non sans des milliers d’éclats de rire et de piques, finissant en bagarre dans le sable. Toutes leurs nuits qui avaient été tout sauf un synonyme de dormir. Les nombreuses heures, lovés dans un mac.

 

Veronica : Je ne peux pas rester, tu le sais. Ce n’est pas dans mon caractère de vivre sur une île isolée.

Logan : Veronica…

Veronica, le coupant : On sait tous les deux que le charme de ce mois n’était qu’une illusion. On n’est pas fait pour vivre une vraie histoire. Ca a marché parce qu’il n’y avait que nous, qu’il n’y avait pas d’élément extérieur pour semer le trouble.

 

Ces mots arrachaient le cœur de Veronica, presqu’autant que celui de Logan. Elle essayait de ne rien laisser paraître. Elle n’en pensait pas un mot, mais elle était obligée. Etre avec Logan la rendait vulnérable et une vie l’attendait à des milliers de kilomètres de là. Elle s’était trop battue pour cette vie pour tout gâcher maintenant. Logan était et resterait l’homme avec lequel elle voulait vivre sa vie, mais elle ne pouvait se résoudre à tout abandonner pour jouer les Robinson Crusoé. Elle aurait l’impression d’étouffer.

 

Logan : Je ne le sais que trop, Mars…

Veronica : Mais ça n’empêche pas que…

 

Elle s’interrompit. Elle n’arrivait pas à le dire. Elle risquait d’éclater en sanglot et prononcer ces deux petits mots ferait imploser le barrage qu’elle s’obstinait depuis quelques minutes à mettre entre elle et Logan. Bien qu’il savait, ou du moins, espérait ce qu’elle allait dire, il ne put s’empêcher de la torturer.

 

Logan : Bah, alors Mars ! Tu n’arrives plus à finir tes phrases ! Faut arrêter le soleil !

Veronica : Parce que tu crois qu’en faisant de l’humour, ça va faciliter les choses, Echolls ?

Logan, avec son sourire moqueur : J’avais pourtant espérer, Mars ! Méga-déçu !

 

Veronica lui mit un coup de poing gentillet dans le bras. Le même qu’elle lui avait donné dans une limousine, bien des années auparavant, à l’époque révolue où elle ressemblait à une petite princesse.

 

Logan : Outch ! Petite mais costaud, la Mars !

Veronica : Je ne suis pas petite, Echolls !

Logan, approchant ses lèvres des siennes : Ah, bon, Mars ?

 

Il lui vola un baiser.

 

Logan : Alors qu’allais-tu dire Mars ?

Veronica, faisant l’innocente : A quel moment ?

 

Bien que leur petit intermède l’ait détendue, elle n’était toujours pas prête à le lui dire. Ces mots lui faisaient peur. Elle ne sentait finalement pas le courage de franchir ce cap, alors qu’ils étaient sur le point de se quitter. Il allait retourner à ses bimbos et elle à ses enquêtes.

 

Logan : Moi aussi, je t’aime Mars…

 

Veronica baissa la tête et rougit. Il lisait en elle, comme dans un livre ouvert. Il lui prit le menton entre deux doigts et releva sa tête pour la fixer droit dans les yeux. Elle luttait contre les larmes, il le savait. Il la connaissait par cœur. Ils s’embrassèrent passionnément. Entre temps, le bateau avait accosté.

 

Le batelier, gêné : Excusez-moi, Messieurs, Dames, mais il va falloir qu’on y aille…

 

Logan et Veronica n’échangèrent plus un mot. Ils savaient se parler et se dire au revoir seulement avec un regard. Les mots auraient été, de toute manière, superflus. Il y avait une connexion entre ces deux-là. Il l’aida à monter à bord pendant que le batelier prenait les bagages de Veronica. Ils ne se quittèrent pas un instant du regard, alors que le bateau quittait l’Ile. Ils ne laissèrent aller leurs larmes qu’au moment où l’autre ne représenta plus qu’un point dans le lointain. Logan alla chercher une bière et s’effondra dans le sable, bien décidé à n’en bouger que pour le minimum vital ou pour s’envoyer une bimbo, à moins que son esprit décide de trouver une solution à tout ça, autre qu’un retour à la civilisation.

 

Appartement de Veronica, France

 

Elle rentra dans son appartement, ouvrit les volets et s’effondra dans son canapé. Elle avait les yeux rougis d’avoir tant pleuré. Même après avoir rejoint la terre ferme, puis le confort douillet de l’avion, elle n’avait pu s’arrêter de pleurer. Elle avait enfin arrêté de pleurer quelques minutes avant d’atterrir. Pour se réconforter, elle prit la pile de courrier d’où dépassait des cartes postales que ça gardienne avait empilé sur la table basse. Elle y trouva une carte de Wallace qui lui vantait les mérites d’Hawaï et de ses Hawaïennes, une de son père et Alicia subjugués par le charme de l’Italie, une de Mac du Vermont où elle et Dick s’ennuyaient à mourir avec sa belle-mère et, accessoirement, mère de Dick qui s’était pris d’admiration pour ses petits enfants et d’autres de ses copines de fac s’éclatant dans le sud de la France. La dernière la fit fondre en larmes à nouveau. Elle était de Logan. Il l’avait écrit à son insu pour qu’elle la trouve à son retour.

 

Logan (VO) : Mars de mon cœur ! Je m’éclate actuellement avec une petite blonde qui sent le marshmallows et les promesses. Elle devient vraiment formidable qu’en elle ne m’accuse pas de tous les maux de la terre. Les choses ne pourraient-elles pas être tout le temps, comme ça ? Enfin, je veux dire sans les autres ? A croire que toutes les bonnes choses ont une fin. J’aimerais tant que tu ne repartes jamais, mais bon, tu seras surement dans ton canapé regardant la vue magnifique de Paris au moment où tu liras ces lignes. Ma tête de mule de Mars ! N’oublie pas que je t’aime, Mars et que je suis toujours prêt à sauver tes jolies petites fesses ! Je t’embrasse et bien plus !

 

Veronica avait de plus en plus l’impression d’avoir fait la plus grosse bêtise de sa vie.

 

Veronica (VO) : Voyons Veronica ! Toi sur île déserte ?! Non, tu as fait le bon choix !

 

Elle se leva et alla ouvrir sa valise. Elle en sortit le tee-shirt qu’elle avait subtilisé à Logan. Elle alla se changer et mit juste le tee-shirt. Elle voulait sentir sa présence. Elle prit un pot de glace, alluma la télé qui se mit à diffuser une énième rediffusion de l’épisode musical de Buffy et elle finit d’ouvrir son courrier, notamment celui d’Interpol lui expliquant comment aller se passer sa prise de fonctions. Il lui restait encore deux jours avant son entrée dans la prestigieuse institution. Ces deux jours lui seraient nécessaires à reprendre ses esprits, en espérant que Logan ne lui ferait pas une autre surprise du genre.

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