Chapitre 10

Chapitre 10 : Impossible n’est pas Neptune !

 

Résidence des Casablancas

 

Dick, Mac et Richard étaient toujours dans le salon. La situation semblait de plus en plus surréaliste. 

 

Dick : Est-ce que tu comptes te rendre ?

Richard : Oui.

Mac : Pourquoi, maintenant ? Vous en aviez assez de fuir vos responsabilités ?

Richard : Ne me juges pas, Mac…

Mac : Vous avez abandonné vos enfants ! Vous avez blessé Cassidy au point qu’il a finit par se suicider !

 

Un frisson d’effroi traversa le dos de Mac et Dick. Il n’avait plus prononcé son nom, depuis des années. Ils avaient longuement parlé de Cassidy avant leur relation. C’était même grâce à lui qu’ils s’étaient rapprochés. Dick avait mis un an avant d’affronter la réalité. Il avait alors traversé une longue période de mélancolie et de remords. Il s’en était beaucoup voulu de ne pas avoir protégé son frère, d’avoir voulu l’écraser à tout prix et d’en avoir son souffre-douleur. Il regrettait chaque minute de n’avoir pas connu le Cassidy que Mac avait connu. Il avait passé de longues heures avec Mac à parler de Cassidy, à essayer de le connaître. Ce fut leur thérapie à tous les deux. Ils en étaient ressortis plus forts et surtout amoureux. Mac avait découvert que Dick n’était pas aussi stupide qu’il le laissait paraître, c’était son mécanisme de défense, le masque qui cachait ses sentiments. Dick, quant à lui, avait été rapidement séduit par ce petit bout de femme. Elle était beaucoup plus intelligente que lui, mais elle avait un humour détonnant et elle était gentille. Tout le contraire de Madison. Leur couple était devenu une évidence après un jour de l’an passé loin de l’autre, sans même la possibilité de s’appeler. Il y avait de ça presque quatre ans. Après quatre mois, tout le temps ensemble ou avec Wallace, ils se retrouvaient séparés. Dick était à Tijuana et Mac avec ses parents dans le Vermont où son portable s’obstinait à ne rien capter. Elle avait été surprise de découvrir que Dick lui manquait. Oui, le surfeur blond au deux neurones qui se battent en duel lui manquait terriblement ! Dick était également tombé des nues. Les stripteaseuses de Tijuana lui avaient paru d’un coup très fade et il était rentré dans la nuit à Neptune. Il s’était assis parterre à côté de la porte de la chambre de Mac à la fac et avait attendu. Elle l’avait trouvé là endormi, le lendemain midi. Elle avait été touchée de le voir là et elle comprit aussi tôt qu’elle lui avait manqué aussi. Elle avait passé sa main sur son visage. Il s’était réveillé et l’avait aussitôt embrassée. Elle lui avait bien évidemment rendu son baiser et à partir de cet instant, il ne s’était plus jamais quitté.

 

Richard : Mac…

Dick : Elle a raison !

Richard : Dick, tu ne vas pas t’y mettre aussi ?!

Dick, hors de lui : Pardon ?! Tu débarques dans ma maison à une heure indue alors que je ne t’ai pas vu depuis plus de six ans ! Tu as détruit nos vies ! (Voyant le regard incrédule de son père) Oui, NOS vies ! Je t’ai bien aidé pour Cassidy, mais tu as aussi bousillé la mienne ! Qui a du supporter cette garce de Kendall ? Qui a du s’occuper de Cassidy alors que toi et maman aviez jeté l’éponge ? Qui a du faire face seul aux révélations sur Cassidy ? Qui a du s’occuper seul d’enterrer son propre frère ? Qui a du souffrir seul de n’avoir plus personne sur qui compter ? Hein ! Qui ?!

Richard : Dick, je suis désolé…

Dick, se calmant un peu : Mais c’est trop tard ! Alors soit tu sors de ma maison, soit j’allume la lumière, mais je ne veux plus de toi dans ma vie ! C’est trop facile de revenir comme ça et de jouer les gentils pères attentionnés.

 

Richard, sonné, se leva et se dirigea vers la porte de derrière. Il voulait se rendre, mais ne voulait pas se faire arrêté. Il se rendrait lui-même au bureau du Sheriff. Il aperçut l’adjoint du Sheriff dehors et revint au salon. Dick tendit la main vers l’interrupteur de la lampe à proximité.

 

Richard : Non, attends !

Dick, arrêtant son geste : Pourquoi ?

Richard : Un des adjoints du sheriff se trouve derrière la maison.

Dick : Et ? Tu as bien dit que tu voulais te rendre ?

Richard : Oui, mais pas de cette façon. Je veux me rendre moi-même au bureau du Sheriff.

Mac, riant jaune : Vous voulez peut-être qu’on vous y conduise aussi ?

Richard : Et bien…

Mac : C’est pas vrai ! Je te préférais « orphelin », Dick !

Dick : Et moi donc ! Je vais l’y emmener. Je crois qu’il ne sortira pas de là, sinon.

 

Mac lui lança un regard de désapprobation.

 

Dick : Ne t’inquiète pas.

 

Il l’embrassa et emmena son père dans le garage. Richard s’allongea à l’arrière et Dick quitta le garage, comme si de rien était.

 

Hôpital de Neptune

 

L’adjoint du sheriff s’était endormi. Un jeune homme brun aux yeux verts, claudiquant, l’assomma. Il voulait être sur qu’il ne ferait pas échoué son plan. Il entra dans la chambre de Logan. Malheureusement pour lui, Logan ne dormait pas et s’ennuyait à mourir devant une énième rediffusion d’Happy Days.

 

Logan, très surpris : Beaver ?!!

Cassidy : Mon nom est CASSIDY !

 

Les choses allaient être beaucoup plus compliquées…

 

Bureau du Sheriff

 

Sacks avait placé Veronica, Amandine et Pierre dans le bureau de Keith. Il était ensuite retourné à sa borne d’accueil et à son journal. Il allait avaler une gorgée de café quand Richard Casablancas Sr s’avança vers lui. Il faillit s’étouffer.

 

Sacks : Non, c’est impossible !

Richard : Je suis venu me rendre.

 

Sacks, bien que sonné, passa les menottes à Richard, lui lut ses droits et le mit en salle d’interrogatoire. Il alla aussitôt dans le bureau de Keith.

 

Veronica : Ils l’ont eu ?!

Sacks : Non, pas vraiment !

Amandine : Comment ça, pas vraiment ?!

Sacks : Il est en salle d’interrogatoire. Il est venu se rendre tout seul.

Veronica : Hein ?! Sacks, si c’est une blague, c’est de très mauvais goût !

Sacks : Veronica, je te jure que c’est la vérité.

 

Ils firent un bond de leur chaise et se dirigèrent tous les trois vers la salle d’interrogatoire. Ils restèrent sur le pas de la porte abasourdis. Sacks partit quant à lui prévenir Keith, qui était déjà à la résidence des Casablancas et qui avait, par conséquent, fait chou blanc. Keith décida de sermonner ses hommes quant à leur manque de discernement plus tard et se rendit aussi vite qu’il pu au poste.

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