Chapitre 11

Chapitre 11 : Mon nom est CASSIDY !

 

Hôpital de Neptune

 

Logan : Cinq ans plus tard et toujours le même disque… Faut te renouveler, Beaver !

Cassidy : A ta place, Logan, j’éviterais de jouer au petit malin.

Logan : Moi ? Jouer au petit malin ? Jamais !

Cassidy : Logan Echolls, toujours le même ! Je pensais que Mrs Mars t’avait domestiqué !

Logan : Fait attention à ce que tu dis sur Veronica !

Cassidy : Et je suis sensé avoir peur, là ? Tu es cloué sur un lit d’hôpital.

Logan, riant : Il faut se méfier des apparences, mon petit Beaver !

 

Cassidy sortit alors une arme.

 

Logan : Evidemment, si tu changes les règles du jeu sans prévenir, on va pas s’en sortir.

Cassidy : Jamais tu la fermes ?

Logan : Jamais tu meurs ? D’ailleurs, je vois pas ce qui me retient de t’éclater pour ce que tu as fait à Veronica !

Cassidy : Tout le monde sait que c’est une « Marie couche toi, là »! Pourquoi je l’aurais violée, alors qu’il suffisait de demander ?

 

Logan fit un bond hors de son lit.

 

Cassidy : J’éviterais si j’étais toi.

Logan : Je me suis déjà fait tirer dessus aujourd’hui, alors une fois de plus ou une fois de moins, hein !

 

Cassidy enleva la sécurité de son arme, alors que Logan se rapprochait. Il se stoppa à quelques centimètres de l’arme.

 

Cassidy : On va aller faire un petit tour.

Logan : J’irais nulle part !

Cassidy : C’est ça ou la mort à toi de voir ! Et tu sais de qui j’irais m’occuper après ? De ta petite Mrs Mars !

 

Logan serra les points et finit par se reprendre. Il ne pouvait pas mettre Veronica en danger.

 

Cassidy : La fenêtre.

Logan : Heureusement qu’on est au rez-de-chaussée, bien que je suis pas contre faire de l’escalade au milieu de la nuit. C’est juste que je préfère grimper sur les filles plutôt que les murs !

Cassidy : Ferme-là, Logan !

 

Voyant que Cassidy ne plaisantait pas, Logan enjamba la fenêtre, suivi de Cassidy.

 

Bureau du Sheriff

 

Keith avait fait aussi vite qu’il avait pu. A son arrivée, il s’était aussitôt dirigé en salle d’interrogatoire, ne prenant même pas le temps d’enlever son blouson. Il avait été aussi sonné que Sacks et ses jeunes agents d’Interpol, quand il avait appris la nouvelle. Il ne le croirait que quand il le verrait. Il resta quelques minutes dans l’encadrement dans la porte avant de reprendre ses esprits.

 

Richard : Ne soyez pas si surpris, Keith !

Keith : Admettez qu’il y a de quoi être surpris. Vous fuyez depuis six ans. Tout le monde vous recherche : de notre petit bureau de Neptune à Interpol en passant par le FBI. D’un coup, vous vous rendez et à Neptune, en plus.

Richard : C’est vrai que vu sous cet angle…

Keith : Sacks a eu le temps de me dire que vous refusiez d’avoir un avocat ?

Richard : Oui, je tiens à assumer tout ce que j’ai fait.

Keith, s’asseyant : Bien. Je pense que vous avez fait la connaissance de nos agents d’Interpol.

Richard : Oui. Je ne suis pas si étonné que Veronica en soit arrivée là. C’est assez ironique. Elle a tout découvert, il y a six ans et elle fait partie de l’équipe qui va m’envoyer en prison pour des années.

Veronica : Comme ça, la boucle est bouclée.

Amandine : Et grâce à toi, le chef ne va pas nous virer.

Pierre : Il ne va pas VOUS virer.

Veronica : Qui a parlé de l’affaire à Logan ?

Pierre : Je n’ai fait qu’insinuer !

Amandine : Tu veux que je te refasse une démonstration de mes talents de catcheuse ?

Pierre : Bon… D’accord, je me tais.

Keith : Bien, Richard, j’aimerais que vous nous parliez un peu de la Phoenix Land Trust. Est-ce vraiment Cassidy qui est à l’origine de cette société ?

Richard : Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

Keith : Votre fils Cassidy a monté une société avec Kendall comme représentante légale. Il a parié contre l’incorporation et ça a marché. A sa mort, Kendall a récolté les fonds et cela a contrarié quelques personnes, notamment Liam Fitzpatrick.

Richard : Je n’ai jamais cru en Cassidy. Quel idiot, j’ai été !

Keith : Vous n’étiez donc absolument pas au courant ?

Richard : Non, vous venez de me l’apprendre.

Keith : Et quelle est le rapport entre vous et le Mafia Italienne ?

Richard : Alors, il semblerait qu’un de mes courtiers ait mal choisi ses clients. Je l’ai appris peu de temps avant de m’enfuir.

Keith : Il est mort.

Richard : Ils l’ont tenu responsable de mes agissements ?

Keith : Malheureusement, oui, mais ils sont aussi sur vos traces.

Richard : Comment ça ?

Keith : Ils ont pris votre famille en otage, cette après-midi.

Richard : C’était donc de ça que parlait Dick ?

Keith : Oui et un des preneurs d’otage a tiré sur Logan.

Richard : Logan va bien ?

Amandine, lançant un regard plein de sous-entendus à Veronica : Même plus que bien.

Veronica, lui lançant un regard noir : Ce qu’Amandine veut dire, c’est que la balle n’a fait aucun dégât.

Keith : Je pense qu’il n’avait pas prévu que vous vous rendiez, mais vous ne serez pas vraiment à l’abri en prison, non plus.

 

Sachs fit alors irruption dans le bureau.

 

Keith : Oui, Sachs ?

Sacks : Logan Echolls a disparu et l’adjoint qui était devant sa porte, a été agressé !

Keith : On a une description de l’agresseur ?

Sacks : C’est un jeune homme brun aux yeux bleus. Il n’a pas eu le temps de le voir vraiment. Il pense avoir eu une hallucination.

Keith : Comment ça ?

Sacks : Il lui a semblé que c’était le jeune Cassidy Casablancas.

Keith : Mais c’est impossible !

 

Ils restèrent interloqués, alors que le téléphone de Keith sonna…

 

Résidence des Casablancas

 

Après avoir déposé son père au bureau du Sheriff, Dick était rentré tranquillement chez lui. Il avait trouvé Mac endormi sur le canapé. Il s’était alors allongé à ses côtés. Elle s’était glissée dans ses bras.

 

Mac, murmurant à moitié endormie : On en discutera demain.

Dick, la serrant un peu plus fort dans ses bras : Ca me va.

 

Ils n’avaient pas mis longtemps à se rendormir. Malheureusement pour eux, le répit allait être de courte durée. Cassidy, tenant toujours en joue Logan, s’introduisit dans la maison. Il poussa Logan dans le canapé à côté de Mac et Dick.

 

Mac : Mais c’est pas vrai ! C’est interdit de dormir dans cette ville ou quoi ?

Logan : Faut demander à Beaver. J’étais bien à l’hôpital, moi !

 

Mac et Dick se redressèrent d’un coup. Ils appuyèrent ensemble sur l’interrupteur. Mac se calla encore plus contre Dick. Il la sentit se raidir. Elle avait peur. Il passa un bras autour de sa taille.

 

Cassidy : Mon nom est CASSIDY !!

Dick : Mais ?!

Cassidy : Mon cher frère est toujours aussi bavard à ce que je vois !

Logan : Ce que Dick essaye de dire, enfin de demander plutôt, c’est : mais tu n’es pas mort ?

Cassidy : Vous y avez tout cru alors ?

Logan : Je t’ai vu sauté, je te rappelle !

Cassidy : Et dire que Papa avait tout misé sur Dick ! Quel idiot !

Mac : Bon, tu nous expliques ou il faut que je vienne t’extorquer moi-même des infos ?

Cassidy : Chaque chose en son temps, ma petite Cindy ! Il faut d’abord rendre la partie plus intéressante.

 

Il ligota alors les trois amis. Il sortit des explosifs de son sac et les dispersa aux quatre coins de la maison et sur eux. C’est alors qu’à l’extérieur, les adjoints, toujours en surveillance, comprirent ce qu’ils se tramaient à l’intérieur de la maison…

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