Chapitre 12

Chapitre 12 : Neptune, la ville des grands secrets !

 

Résidence des Casablancas

 

Logan : Alors Beaver, qu’est-ce que j’ai loupé quand tu as sauté ?

Cassidy : CAS-SI-DY !

Mac : Changes de disque, Cassidy !

Cassidy : Ma petite Cindy, tu me déçois beaucoup, tu sais. Epouser Dick ! Tu es devenue folle, je ne vois pas d’autres explications.

Dick : N’insulte pas ma femme !

Cassidy : Et toi, n’oublie pas qu’il suffit que j’appuie sur une touche de mon portable pour que tu sautes !

Mac : Tu ne le connais pas comme je le connais.

Cassidy : J’aurais du te faire subir le même sort qu’à Veronica !

Logan : La ferme, Cassidy !

Mac : C’est quoi cette histoire ? Qu’est-ce que j’ignore ?! Qu’as-tu fait à Veronica ?! Cassidy !

Cassidy : Elle ne sait pas ! Tu n’es pas la meilleure amie de Mrs Mars ?

Mac : Elle ne parle pas beaucoup.

Logan : Et si elle ne t’a pas parlé de ça, c’était pour te protéger !

Mac : Mais que s’est-il passé ?

Logan : Je ne veux pas la trahir !

Dick : Vous en avez trop dit !

Cassidy : J’ai sauté cette brave petite Veronica !

Logan, hors de lui : NON ! Tu l’as violé ! Tu as brisé sa vie !

Mac : Pardon ?!!

Logan, se calmant : A la fête de Shelly Pomroy, en seconde, Dick a donné un verre avec du GHB à Madison, sauf qu’elle a fait le coup du dentiste à Veronica. Elle a craché dans le verre et l’a donné à Veronica. Elle était dans les vapes. Dick l’a posé dans une des chambres d’amis et a abandonné Beaver avec elle. Le lendemain matin, elle savait ce qui s’était passé, mais pas qui avait fait ça. Il avait juré n’avoir rien fait, mais elle a eu une chlamydia et Woody aussi, c’est comme ça qu’elle a fait le lien, le jour de la remise des diplômes. Je suis désolé, Mac !

Dick : Trop de révélations d’un coup !

Mac, s’étant écarté de Dick : C’est tout ce que tu trouves à dire ?!

Dick : Je ne suis plus cet adolescent ! Je voulais m’amuser avec Madison, c’était ma petite amie ! Je ne savais pas que Veronica avait pris du GHB. Pour moi, elle était bourrée ! Je l’étais aussi et puis c’est de Beaver dont on parle ! Je pensais pas qu’il la toucherait !

Mac : Et tu crois que c’est une excuse ?

Dick : Non, pas du tout ! Ca fait parti de mes nombreuses erreurs d’ado ! Je ne te ferais jamais ça, Mac ! Je te le promets ! Tu es ma seule famille, Mac ! Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée ! Je suis désolé ! Je t’aime, Mac !

Mac, pleurant et se remettant dans les bras de Dick : Je t’aime aussi !

Cassidy : Comme c’est mignon ! L’image même de la famille parfaite !

Dick : La ferme, Cassidy !

Logan : Si seulement, Veronica pouvait être comme Mac !

Mac : Logan !

Dick : Dude, elle est unique !

Cassidy : Et tu ne la mérites pas !

Logan : Je te jure, Dick que si j’étais pas couvert d’explosif à sa merci, je l’aurais déjà éclaté de mes propres mains !

Dick : J’en doute pas une minute, Dude ! Et toi, Beaver, tu crois que tu la mérites peut-être ? Qui l’a abandonné toute seule sans rien à ne se mettre sur le dos à part un rideau de douche ? Qui l’a fait douté d’elle-même et l’a détruite ?! Il me semble que c’était toi, pourtant !

Cassidy : Ensuite, tu vas me dire qu’elle s’est reconstruite avec toi, foutaises !

Mac : C’est vrai ! Mais tu n’as toujours répondu à notre question ! Comment se fait-il que tu ne sois pas mort ? Et pourquoi venir te venger, maintenant, cinq ans après ?!

Cassidy : C’est bien de te rappeler que j’existe.

Mac : Cassidy !

Cassidy : Bon ! J’ai bel et bien sauté, sauf que j’avais prévu un plan B au cas où. Je suis tombé un ou deux étages plus bas sur un des balcons où j’avais dissimulé un corps me ressemblant trait pour trait. Je l’ai balancé et je suis partie par l’escalier de service.

Logan : Un véritable psychopathe !

Cassidy : Parce que tu te crois meilleur peut-être ?

Logan : Meilleur, non ! Plus sain d’esprit, oui !

Mac : Et la vengeance ?

Cassidy : Pour que vous ayez bien le temps de m’oublier et de voir ce que vous alliez devenir sans moi. Je dois avouer que j’ai bien été tenté de faire ça le jour de votre mariage, mais il n’y avait ni Logan, ni Veronica, alors j’ai attendu. Il y a quelques mois, j’aurais pu le faire aussi, mais j’ai pensé que d’autres personnes se débarrasseraient de Logan et Veronica. Ils ont plus de vies que des chats, ces deux-là ! Vous allez tous payer pour avoir tout détruit ! Et toi, ma petite Cindy, tu vas payer pour m’avoir trahi en épousant cet imbécile !

 

C’est à ce moment qu’une sonnerie du téléphone retentit dans la pièce.

 

Cassidy : Que l’un de vous décroche ! Ca m’agace !

 

Dick décrocha le téléphone et le tendit à Cassidy.

 

Dick : C’est pour toi…

Cassidy, prenant le téléphone : Oui ?

… : Sheriff Mars.

Cassidy : Il ne manquait plus que vous, Sheriff ! Et Veronica, aussi !

Keith : Ecoute Cassidy… J’ai des hommes autour de la maison, qui n’hésiteront pas à tirer, alors tu vas sortir calmement de la maison, avant de commettre l’irréparable.

Cassidy : Vous croyez vraiment que je vais faire ça ?! Vous rêvez Sheriff Mars !

Keith : Cassidy ne fait pas l’idiot !

Cassidy : Ce n’est pas mon intention !

 

Il raccrocha.

 

Logan : Je sais pas, vous, mais d’un coup, je suis très fan de Beau-Papa !

Dick : Il ne te déteste pas tant que ça, tu sais. C’est juste que Veronica est sa fille unique.

Cassidy : Mais on s’en fout ! Le sujet, ici, c’est moi !

Logan : On va pouvoir ajouter mégalo à ton CV !

Cassidy : Il va être temps d’arrêter de faire le malin, sinon, je fais sauter les berceaux qui sont juste au-dessus de vos têtes à l’étage !

Logan : Dick, tu m’avais pas dit que dans le contrat de parrain, il y avait une close qui disait de leur sauver la vie !

 

Cassidy pianota rageusement sur son portable.

Mac : Non !! Logan va se taire !!!

Cassidy : Trop tard, ma belle !

 

Une explosion se fit entendre quelque part dans la maison. Mac hurla.

 

Mac, en pleurs : NON !!

Dick, tenant Mac fermement dans ses bras: Mac !!! Mac !!! Ca n’a pas sauté dans leur chambre !!!

Mac : Mais si !

Dick : Mais non ! Le plafond ne nous est pas tombé dessus et il n’y a pas eu d’écho dans le baby phone ! Ecoute le d’ailleurs.

 

Mac attrapa le baby phone et le serra contre elle comme si c’était ses enfants, eux-mêmes. Elle pouvait entendre au travers du baby phone ses petits monstres hurler et la gouvernante tentant de les calmer.

 

Cassidy : Je suis sadique, mais il y a des limites. De plus, ce sont mes neveux et nièces tout de même ! Cependant, je ne suis pas sure que les autres domestiques aient survécu…

 

Extérieur de la résidence des Casablancas

 

A l’extérieur, Keith et ses hommes s’étaient déployés. A la minute où il avait aperçu les explosifs, ils avaient également appelé les pompiers. Veronica, Amandine et Pierre les avaient accompagnés, Veronica ne tenant plus en place à la minute même où son père avait raccroché le téléphone et leur avait annoncé que Cassidy avait pris en otage Logan, Mac et Dick. Amandine et Pierre avaient eu l’ordre d’empêcher Veronica d’agir par tous les moyens, mais c’était plus fort qu’elle. Elle devait faire quelque chose. C’était l’homme de sa vie qui était à l’intérieur avec sa meilleure amie et un de ses meilleurs amis.

 

Veronica : Et si je m’introduisais par la chatière ?

Keith : Tu es têtu, Veronica ! J’ai dit non ! Et une fois, à l’intérieur tu fais quoi ? En plus, on est même pas sur qu’il ne l’a pas piégé aussi !

Veronica : Je ne peux pas rester là sans rien faire ! On ne peut pas raisonner, Beaver !

Keith : Et bien, il mourra !

 

Une explosion se fit entendre au même moment et l’aile droite de la maison s’embrasa d’un coup. Veronica profita de l’étonnement général pour se diriger vers l’arrière de la maison.

 

Keith, hors de lui : Veronica !!! Reviens, ici, tout de suite !

 

Il se lança à sa suite, tout comme Pierre et Amandine. Ils n’eurent pas le temps de la rattraper qu’elle s’engouffrait déjà dans la chatière.

 

Keith : Elle est vraiment pas croyable !

Pierre : Elle adore se jeter dans la gueule du loup, non ?

Keith : A un point !

Amandine : Je vais la suivre pour assurer ses arrières. Vous avez une arme pour moi ?

Keith : Non, ce n’est pas prudent !

Amandine : Je prends des cours de tir et de boxe. Je ne suis pas aussi fragile que j’en ai l’air !

Keith : Bon, très bien !

 

Keith appela un de ses hommes, lui prit son arme et la tendit à Amandine.

 

Amandine : Vous le préférez en vie ?

Keith : Oui, la prison serait une meilleure punition que la mort…

Amandine : J’en prends note.

 

Elle s’engouffra à son tour dans la chatière….

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