Chapitre 2

Chapitre 2 : À un moment donné, il faut passer aux choses sérieuses !

 

Appartement de Veronica, France

 

C’était le jour J. Veronica allait enfin entrer à Interpol. Dans sa salle de bain, elle se tenait face à sa glace. Elle apportait les dernières touches à son maquillage. Elle ne pouvait s’empêcher de douter. Elle sortit de la salle de bain et attrapa son portable sur la table. Elle composa instinctivement le numéro.

 

… : C’est Logan qui vous livre sa pensée du jour « Life’s a bitch until you die » La grande Veronica Mars. Laissez un message.

 

Veronica, sonné, raccrocha. Il ne prenait définitivement pas son départ d’une très bonne façon. Pouvait-elle lui en vouloir alors qu’elle avait eu également un mal fou à s’arrêter de pleurer ? Elle avait encore passé une bonne partie de la nuit à pleurer. Elle avait fini par s’endormir d’épuisement. Quand le réveil avait sonné, elle avait faillit le balancer par la fenêtre, mais elle s’était vite rappelée l’importance de cette journée et qu’arriver en retard le premier jour ne ferait pas une très bonne impression. Elle avait finit par se lever. Elle avait ensuite filé sous la douche. Elle n’avait rien pu avaler. De toute manière, sa seule nourriture de ces derniers jours s’était réduite à des pizzas et des glaces. Elle ne pouvait rien avaler d’autre et cuisiner était au-dessus de ses forces. Elle avait passé, ces deux derniers jours, affalée sur son canapé à penser à Logan et sa décision. Même à une heure de prendre ses fonctions, elle n’arrivait toujours pas à savoir si sa décision était la bonne. Elle en avait rêvé toute sa vie, mais il y avait Logan. Il mettait un point d’ordre à toujours chambouler sa vie. Elle sortit de ses pensées, attrapa son sac et sortit.

 

Bureau d’Interpol à Paris, France

 

Veronica entra, le cœur battant, dans la mythique institution. Elle se dirigea vers l’accueil.

 

Veronica : Bonjour. Je m’appelle Veronica Mars. C’est mon premier jour. On m’a dit de me présenter, ici.

L’homme de l’accueil : Bonjour, Agent Mars. Vous allez me suivre et nous allons établir votre badge d’identification. Je vous emmènerai ensuite à la rencontre de votre chef, l’Agent Dubois.

 

Veronica avait senti une vague lui parcourir le corps, quand il l’avait appelé Agent Mars. Ses doutes commençaient à s’évanouir. Une heure plus tard et quelques formulaires remplis, son badge ornait le magnifique tailleur bleu marine qu’elle avait mis pour l’occasion. Les agents d’Interpol n’avaient pas de tenu réglementaire. Le jean était cependant implicitement proscrit. Elle arpentait les couloirs sur les pas de son hôte d’accueil. Ils arrivèrent enfin à son service. L’hôte la présenta à l’assistante de l’Agent Dubois, une jolie petite brune, probablement trentenaire.

 

L’hôte : Agent Virginie David, voici l’Agent Veronica Mars, votre nouvelle recrue.

Virginie : Merci Stéphane.

 

Stéphane sortit du service.

 

Virginie : Bienvenue Agent Mars. Vous pouvez m’appelez Virginie, si vous voulez. Je vais vous annoncer à l’Agent Dubois. Je vous demande un petit instant.

 

Virginie alla frapper à la porte d’un bureau, entrouvrit la porte, dit quelques mots, referma la porte et revint vers Veronica.

 

Virginie : L’Agent Dubois va vous recevoir dans quelques minutes. Il est en communication. Je vous laisse vous installer.

 

Elle indiqua des canapés à sa gauche. Veronica s’y installa. Quelques minutes plus tard, l’Agent Dubois sortit de son bureau. Il ne devait pas avoir plus de 40 ans. Il était grand, musclé et élancé avec des cheveux bruns très court et des yeux bleus perçants. Il se dirigea vers Veronica, qui se leva.

 

Dubois, en lui serrant la main : Bienvenue parmi nous, Veronica. Venez suivez-moi. Je vais vous montrer le bureau que vous allez partager avec les autres membres de l’équipe : l’Agent Amandine Dohring, qui est américaine comme vous, mais née de parents français et l’Agent Pierre Durand, qui est quant à lui français, mais il a vécu une grande partie de son enfance aux Etats-Unis.

 

Veronica le suivit.

 

Dubois : Votre rôle et de celui de vos collègues est de faciliter le transit d’informations entre le bureau de Paris et les différents bureaux américains. Vous coordonnez les actions policières entre nos deux pays : arrestation, interrogatoire, etc. … Vos collègues vous expliqueront ce sur quoi ils travaillent actuellement.

 

Ils entrèrent dans un bureau. Une petite brune avec de magnifiques yeux noirs et des mèches bleues pétroles discutaient ardemment avec un jeune homme chatains-clairs aux yeux verts. Elle portait des converses noires qui juraient avec son magnifique tailleur noir. Quant à lui, il portait un ensemble veste et pantalon beige clair. Ils ne remarquèrent pas leur présence.

 

Amandine : Non, Pierre, Spike, c’est l’ultime Bad Boy que la télévision ait connu. Ce devrait être lui le héros et non, ce mollusque d’Angel !

Pierre : Arrête ! Angel, c’est la classe ! Il est torturé, noir, bougon ! Dans un sens, il a un sacré sens de l’humour.

Amandine : Angelus à la limite, mais pas Angel ! Non, tu n’arriveras à me convaincre !

Pierre : De toute façon, quand tu es en mode « fantasme à fond sur Spike/James Marster », il est difficile de te faire entendre raison.

Dubois : HUM ! HUM !

 

Ils se raidirent et remarquèrent enfin la présence de leur chef et de Veronica.

 

Amandine et Pierre, se rattrapant aux branches : Bonjour, Monsieur !

Dubois : Voici votre nouvelle coéquipière, l’Agent Veronica Mars. Vous êtes priés de lui faire un point sur les affaires en cours. Comme vous avez pu le constater Veronica, ces deux jeunes gens adorent parler de série TV, plutôt que de leur enquêtes. Je vous laisse en espérant qu’ils ne vous contamineront pas.

Amandine et Pierre : Bonne journée, Monsieur !

 

Dubois sortit. Amandine et Pierre se détendirent.

 

Pierre : Est-ce qu’un jour, j’aurais le droit d’avoir des coéquipières qui mesurent plus d’1m60 ?

Veronica : Elle a raison. Spike devrait être le héros !

Amandine : Je t’aime déjà, toi et tu vois, Pierre, que j’ai raison !

Pierre : Je vois, c’est une conspiration féminine !

 

Veronica et Amandine échangèrent un regard, déjà complice.

 

Amandine : Bon, faisons plaisir au chef, avant qu’ils ne nous virent.

Pierre : Qu’il ne TE vire ! Ce n’est pas moi qui lis des fics en douce !

Amandine, d’un air innocent : Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles !

 

Ce petit jeu entre eux faisait sourire Veronica et la ramenait également brutalement à sa triste réalité. Elle ne l’avait quitté que depuis deux jours et lui manquait déjà, tellement.

 

Amandine : Bon ! Alors, en ce moment, nous travaillons sur une escroquerie boursière internationale. Au départ, cela ne concernait que les Etats-Unis et une société située à Neptune.

 

Veronica (VO) : C’est quoi mon problème avec Neptune ?

 

Amandine : Il s’est avéré ensuite qu’il y avait des actionnaires français et une société-écran basée en France, ainsi qu’en Angleterre. Le dirigeant de la première société s’appelle Richard Casablancas. Un mandat d’arrêt international a été délivré à son encontre, mais il reste introuvable.

 

Veronica (VO) : Le grand-père de mon filleul et de ma filleule, pourquoi ne suis-je pas étonnée ?

 

Pierre : Quant aux dirigeants français et anglais, ils semblent n’avoir jamais existé. Cette enquête nous en apprend tous les jours et il se pourrait que nous découvrions d’autres sociétés.

Amandine : Notre passage préféré de l’histoire ! Tu es la jeune, mais non moins douée, détective en herbe qui a fait tomber la première société. Le reste a suivit comme un château de carte. Cependant, Richard Casablancas reste introuvable et c’est là que nous intervenons. Nous avons localisé quelqu’un au Bahamas qui pourrait être notre homme.

Veronica : Laissez-moi deviner ? La police locale refuse de coopérer avec nous, parce qu’ils ne font pas parti d’Interpol ?

Amandine : Tout a fait ! Nous sommes dans une impasse. Cela va faire un mois qu’on cherche un moyen d’intervenir.

Veronica : D’où votre intérêt pour les séries TV ?

Amandine : C’est nettement plus marrant !

 

Ils rirent de bon cœur. Ils passèrent le reste de la journée à collecter des informations sur d’éventuelle société liée à l’enquête et un moyen d’intervenir au Bahamas.

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