Chapitre 5

Chapitre 5 : Il existe des endroits qui vous rappellent toujours à leur bon souvenir !

 

Une Ile au milieu du Pacifique

 

Dix minutes plus tard, les listes étaient tombées. Veronica s’en était aussitôt emparée.

 

Amandine : Alors, Veronica, quelque chose te sonne ?

Veronica : Pour l’instant, rien du tout, mais je n’ai pas fini.

Logan : Pourquoi il n’y a que Veronica qui cherche ?

 

Par mesure de sécurité, ils n’avaient pas dévoilé à Logan les détails de leur enquête. Veronica avait pali à la question de Logan. Ses coéquipiers échangèrent un regard incrédule. Il ne comprenait pas sa réaction. Pierre allait dire quelque chose mais Veronica le coupa.

 

Veronica : C’est confidentiel, Echolls ! Je serais obligée de te tuer après !

Logan : Oui, c’est ça, ma petite Mars ! Tu veux juste ne pas me dire de quoi il en retourne.

 

Veronica soupira. Elle ne pouvait pas lui dire qu’elle enquêtait sur Richard Casablancas. Elle redoutait trop sa réaction. Amandine comprit qu’il ne fallait pas s’en mêler. Veronica avait sûrement ses raisons. Pierre, par contre, n’avait pas eu le même éclair de lucidité.

 

Pierre : Ce n’est pas si confidentiel que ça, Veronica. Pourquoi tu ne veux pas le lui dire ? C’est parce que ça a un lien avec Neptune ?

Logan : Quoi ? Veronica ?!

Amandine : Pierre, le roi de la boulette ! Tu peux pas la fermer des fois ?!

Pierre : Bah quoi ?!

Logan : Veronica ?!

Veronica : Nous sommes à la recherche de Richard Casablancas.

Logan : Veronica ! A quel moment, tu comptais me dire que tu traque le père de mon meilleur ami et aussi le grand-père de nos filleuls ?

Veronica : Logan, s’il te plaît… Je ne fais que mon travail.

 

Logan, accusant le choc, sortit de la villa. Pourquoi Veronica se sentait tout le temps obliger de lui mentir. Elle ne lui ferait donc jamais confiance.

 

Veronica : Merci, Pierre ! On ne t’a jamais appris à tourner ta langue, sept fois dans ta bouche avant de parler ?

Pierre : Je ne savais pas…

Veronica : C’est trop tard, maintenant de toute façon. Bon, laissez-moi me concentrer !

 

Ils échangèrent un regard entendu. Elle se remit à parcourir les listes. Des centaines de noms apparaissaient sur les listes, mais aucun trace de Richard Casablancas. Elle arriva à la dernière liste, c’était celle de leur hôtel. Un sourire de satisfaction apparut sur son visage.

 

Veronica : J’ai notre homme !

Pierre : Il a utilisé son vrai nom ?

Veronica : Non. Juste le prénom de son deuxième fils et une anagramme. Cassidy Baclancasas !

 

Veronica attrapa son téléphone et appela le commissaire pour qu’il se rende immédiatement à l’hôtel. Il la tiendrait au courant. Elle en profita également pour appeler leur chef. Elle lui fit un point de la situation en omettant bien de lui dire qu’ils étaient à deux heures du dite hôtel.

 

Veronica : Dites, ça vous dérange pas d’aller préparer le bateau, pendant que je répare les dégâts qu’a fait, Pierre ?

Amandine : Pas de souci. Je vais juste essayer de ne pas balancer, Pierre, par-dessus bord.

 

Pierre leva les yeux au ciel et Veronica sourit. Amandine et Pierre se dirigèrent vers le bateau. Veronica se décida enfin à aller voir Logan. Il était debout sur la terrasse fixant un point dans le néant, perdu dans ses pensées. Elle passa ses bras autour de sa taille. Elle était dans son dos. Elle se hissa sur la pointe des pieds et calla sa tête sur son épaule. Il mit ses mains sur les siennes.

 

Logan : Tu ne me fais toujours pas confiance, Veronica ?

Veronica : Je te fais confiance, Logan…

 

Il se tourna pour lui faire face. Il passa ses bras autour de sa taille.

 

Logan : Pourquoi tu ne m’as rien dit alors ?

Veronica : Je ne savais pas comment tu réagirais.

 

Le téléphone de Veronica se mit à sonner. Elle se dégagea de Logan.

 

Veronica : Agent Mars.

… : Commissaire de Tahiti. Votre homme est parti depuis deux jours. Il a prit un vol à destination de Neptune.

Veronica : Comment se fait-il qu’il fasse toujours parti des clients de l’hôtel ?

Commissaire : Ils avaient payé pour plusieurs jours. Les employés ne s’étaient pas aperçus de son départ. J’ai alors appelé l’aéroport qui l’a trouvé sur un vol pour Neptune.

Veronica : Je vous remercie, Commissaire.

Commissaire : Ravi d’avoir travaillé avec vous Agent Mars.

 

Elle raccrocha, exaspérée.

 

Logan : Un problème, Mars ?

Veronica : Je vais à Neptune, Echolls !

 

Elle tapa doucement sa tête contre son torse. Il était mort de rire. Le destin s’acharnait sur sa pauvre petite Mars. Il passa ses bras autour de ses épaules.

 

Logan : Allez, dis-le, Mars !

Veronica : Je ne vois pas du tout ce que je dois dire, Echolls !

Logan : Allez, Mars !

 

Veronica soupira. Il était incorrigible. Bien sur qu’elle voulait qu’il l’accompagne à Neptune, mais de là, à le formuler clairement, il y avait un fossé, voir un précipice.

 

Veronica : Echolls, on a plus ou moins promis aux autres qu’on ne mettrait pas quatre ans à revenir et je pense que ça ferait son petit effet, si on arrivait ensemble.

Logan : Tu veux que je vienne avec toi, Mars ?

Veronica : Echolls ! C’est bien ce que je viens de dire, non ?

Logan : D’accord, Mars ! Je viens, mais j’ai des conditions.

Veronica : Parce que tu crois que tu peux négocier, Echolls ?

Logan : Mars, je crois que je vais rester là, finalement…

Veronica : Je t’écoute, Echolls…

Logan : 1. Il est hors de question que je finisse sur le mât, et 2. Je veux passer toutes mes nuits avec toi….

Veronica : Le 1, pas de souci. Le 2, il vaudrait mieux oublier, si tu veux rester en vie !

Logan : Beau Papa n’est pas obligé de le savoir, Mars !

Veronica : Je vais voir ce que je peux faire pour le point 2. Allez, va chercher des affaires. Faut que j’appelle mon chef.

 

Elle appela son  chef pour qu’il règle le problème de visa de Pierre et lui fit un point sur la situation. Elle rejoignit ensuite ses coéquipiers au bateau.

 

Amandine : Elle est vivante ! J’en déduis que vous n’en êtes pas venus aux mains !

Veronica : Tu sais que tu es drôle, Amandine ?!

Amandine : Oui et je veux qu’on l’écrive sur ma tombe : « Amandine Dohring était drôle et aimait les petits chats ».

Veronica : Les petits chats, c’est ma réplique !

Pierre : Bon, quand vous aurait finit de vous auto congratuler, on pourra peut-être partir.

Veronica : On attend Logan. Il vient avec nous.

Pierre : En quel honneur ?

Veronica : Notre homme a déjà pris la poudre d’escampette. Il est à Neptune. Enfin, j’aimerais bien qu’il y soit encore quand on arrivera !

Amandine : Vaudrait mieux ! Je sens que le chef va nous virer si on le ramène pas !

 

Pierre allait rétorquer quelque chose.

 

Amandine : La ferme, Pierre !

 

Logan monta sur le bateau.

 

Veronica : Je crois qu’on est bon pour Neptune, là !

Logan : Tu peux encore sauter par-dessus bord, si tu veux, Mars !

Veronica : Uniquement si tu sautes avec moi, Echolls !

Logan : Tout ce que tu voudras, Mars ! Allez, détends-toi, ça va bien se passer…

Veronica : Oui, on a juste failli mourir la dernière fois qu’on est retourné à Neptune.

Amandine : Ca a l’air sympa, Neptune !

Veronica (VO) : Tu ne sais pas à quel point !

 

Veronica et Logan échangèrent un regard. Ils passèrent la traversée et le vol à leur expliquer ce qui les attendait à Neptune, la ville où la classe moyenne n’existait pas.


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