Chapitre 8

Chapitre 8 : Neptune, ville du surplace et des ennuis.

 

Hôpital de Neptune

 

Comme d’habitude, Logan avait fini aux urgences. Il songeait à prendre un abonnement. Il n’avait rien de grave. Il avait plus de vie qu’un chat. Avec la morphine, il s’était endormi. A son réveil, il trouva Dick à ses côtés. Il était resté là.

 

Logan : Je ne savais pas que j’étais si intéressant quand je dors.

Dick : Dude ! Je te dois bien ça. Tu nous as un peu tous sauvé la vie ! Tandis que moi…

Logan : Dick, tu aurais fait pareil si j’avais pas été là. Enfin, si je n’avais pas été là, tu n’aurais eu personne à sauver.

Dick : Logan, ce n’est pas ta faute. Cette histoire avec mon père aurait fini par ressurgir un jour.

 

Quelqu’un frappa à la porte. Veronica entra.

 

Logan : Mars de mon cœur ! Tu m’as manqué !

Veronica : Echolls, tu as plus de vie qu’un chat ! (Anticipant la réponse de Logan) Oui, je connais ton nom de code !

Logan, riant : Mars, tu ne devrais pas lire dans mes pensées. Tu pourrais être choquée !

Dick : Vous êtes bizarre tous les deux !

Veronica : Qu’est-ce que je devrais dire de toi ?!

Dick : Que je suis merveilleux !

Veronica : Très drôle !

Dick : Je peux te le laisser ? Tu ne vas pas le tuer ?

Veronica : Je pense que ça devrait aller.

 

Dick sortit. Veronica s’assit sur le lit et se glissa dans les bras de Logan.

 

Logan : Que me vaut cet élan de tendresse ?

Veronica : Merci…pour ce que tu as fait.

Logan : Tu sais bien que sauver tes jolies petites fesses, c’est la routine, Mars !

Veronica : Tu n’étais pas obligé…

Logan : Je sais et je ne l’ai pas fait que pour toi…

Veronica : Mac m’a raconté… Dans un sens, je suis fière de toi…

Logan : Mais dans un autre sens, tu me trouves totalement inconscient !

Veronica : …

Logan : Mais c’est ce qui fait tout mon charme !

Veronica, s’approchant de ses lèvres : Oui…

 

Elle l’embrassa.

 

Veronica : Dommage que le point 2 soit compromis…

Logan : Mars, tu oublies à qui tu parles, là !

Veronica : Parce que tu crois que je vais rester là, toute la nuit ?!

Logan : Qui va assurer ma sécurité, après ?

Veronica : J’avais oublié que tu avais toujours réponse à tout, Echolls !

 

Elle passa au-dessus de lui et l’embrassa à nouveau.

 

Veronica : Alors, voyons voir ce que tu peux faire avec un genou en bouillie !

Logan : Ne me provoque pas, Mars !

 

Ils s’embrassèrent. Les mains de Logan commençaient à se glisser sous le tee-shirt de Veronica, quand deux personnes entrèrent.

 

Amandine, suivit de Pierre : Faut vraiment qu’on arrête de vous laisser tout seuls !

Veronica, rougissant et descendant du lit de Logan : Mais qu’est-ce vous faites là ?

Amandine : On est venu te chercher.

Pierre : Le Sheriff de San Diego à des pistes à nous soumettre. Il est à Neptune.

Veronica : Et qui veille sur Logan ?

Amandine : Ton père a fait placé un homme dans le couloir.

Logan : Si je ne connaissais pas Beau Papa, j’aurais été prêt à parier qu’il le fait exprès.

Veronica, avec un clin d’oeil : Promis, Echolls ! Je reviens après.

Logan : Je m’impatiente, déjà, Mars !

 

Ils quittèrent la chambre de Logan.

 

Bureau du Sheriff

 

Veronica, Amandine et Pierre entrèrent dans le bureau du Sheriff Mars. Un homme aux tempes grisonnantes était assis face à Keith.

 

Keith : Et voilà, nos agents d’Interpol. Tu connais déjà Veronica et voici les Agents Dohring et Durand. Voici le Sheriff Clayton de San Diego.

Clayton : Une fille à Interpol, tu dois être fier, Keith !

Keith : Et pas qu’un peu !

Veronica, un peu dure : Alors vous avez des pistes à nous soumettre ?

Keith : Je t’ai appris la politesse aussi.

Amandine : On l’a arraché de Logan. On a quelque peu contrarié leurs plans.

Veronica, lançant un regard noir à Amandine : Bien, évidemment, c’étaient des plans qui n’incluaient que des parties de mon corps pourvus de doigts.

Amandine : Veronica, ton père n’est pas idiot !

Pierre : Et si on en revenait à l’enquête ?

Keith : J’ai une nette préférence pour l’enquête aussi.

Clayton : Nous avons plusieurs choses. Tout d’abord, le QG qu’on a repéré se situe sur les docks de Neptune. Ca ne doit pas être leur seul QG en Californie, mais s’ils doivent agir à Neptune, il y a de fortes chances pour que ça se passe là. Nous avons des hommes en planque. En civile, bien sur. J’ai également un homme infiltré. On travaille conjointement avec le FBI. Je n’ai pas encore pu prendre contact avec lui. Ca ne devrait tarder. Ensuite, les soupçons de Keith sont fondés : il s’agit bien d’investissement dans Casablancas Corp.. Tous les moyens sont bons pour blanchir de l’argent. A mon avis, il ne s’agissait bien évidemment pas de petites sommes.

Veronica : Casablancas a sauté à pied joint dans les ennuis.

Clayton : Je me suis renseigné. Il n’était peut-être pas au courant. Un des employés de Casablancas Corp, un des courtiers est décédé d’une manière plutôt brutale, peu de temps après la chute de l’empire Casablancas.

Veronica : Qu’est-ce que vous appelez brutale ?

Clayton : Sa voiture a explosé dans son allée alors qu’il mettait le contact. L’affaire s’est conclue en accident.

Veronica : Comme par hasard ! Mais dans ce cas, pourquoi ils s’en prennent à Casablancas ? Pour récupérer leur argent ?

Clayton : Il y a fort à parier pour ça.

Veronica : Quand pensez-vous pouvoir entrer en contact avec votre homme ?

Clayton : Il doit me faire son rapport demain. Je vous le faxerais dès que je l’ai.

Veronica : Vous avez d’autre chose à nous apprendre ?

Clayton : Oui, un de nos indics a repéré Casablancas dans un motel miteux entre Neptune et San Diego. J’ai fait faire une descente, là-bas. Aucune trace de lui, à notre arrivée. Son nom n’apparaît même pas dans les registres.

Veronica : On commence à avoir l’habitude ! En tout cas, je vous remercie de votre aide.

 

Clayton les salua et quitta le bureau.

 

Résidence des Casablancas

 

Mac et Dick venait de coucher leurs petits monstres. Ils s’étaient, comme d’habitude, écroulés dans le canapé du salon, avaient mis un film et s’étaient endormis dans les bras, l’un de l’autre. Etre parents était de toute évidence beaucoup plus épuisant que ce qu’ils s’étaient imaginés. De plus, les événements de la journée n’avait en rien aidé à les garder éveillés. Heureusement que Mac travaillait de chez elle et que Dick ne travaillait pas du tout. Ils étaient suffisamment épuisés comme ça. Leur repos fut de courte durée. Des cris stridents sortirent du baby phone. Mac et Dick émergèrent difficilement dans la pénombre du salon. Mac ronchonna.

 

Mac : Ca s’arrête dont jamais ?!

Dick : J’y vais. Rendors-toi.

 

Mac ne se le fit pas dire, deux fois. Elle se rallongea sur le canapé. Dick posa un baiser sur son front, attrapa la couverture que la gouvernante avait laissée près d’eux et l’étala sur Mac. A travers le baby phone, elle entendit Dick consoler Mini-Dick et le changer. Elle sourit. Chaque jour, il la surprenait un peu plus. Il avait changé. Il n’était pas si idiot qu’il le laissait paraître. Il était gentil, attentionné et unique. Il savait la faire rire quand elle allait mal, savait quand il devait arrêter de plaisanter et il s’avérait être un père formidable. Il accordait autant d’importance à chacun de ses jumeaux. Elle était consciente qu’il avait peur de reproduire le schéma de son père, mais il se rendait compte qu’à la différence de son père, il n’était pas seul, il avait sa petite Mac et qu’elle ne les quitterait pas. Mac replongea dans le sommeil. A cet instant, un homme entra par la porte de derrière, à l’insu de l’équipe de police toujours en surveillance devant l’entrée principale. Il arriva dans le salon et s’assit dans le canapé en face de Mac. Dick redescendit dans le salon. Il fut surpris de voir un homme dans la pénombre. Il alluma la lampe sur la table basse près de l’homme. Dick faillit tomber à la renverse en découvrant qui trônait au milieu de son salon.

 

Mac, les yeux fermés : Pourquoi tu as allumé, la lumière ?

Dick : …

Mac, essayant de s’habituer à la lumière : Dick ?

L’homme : Eteint cette lumière, tu va me faire repérer !

Mac : C’est pas vrai !

L’homme : Ravi de faire ta connaissance, Cindy.

Mac : Ne m’appelez pas, Cindy !

Dick, éteignant la lumière : Papa, qu’est-ce que tu fais là ?

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