Chapitre 2

Chapitre 2 : Le passé, toujours le passé.

 

Hôpital Général de San Francisco

 

Logan, Amandine et David arpentaient les couloirs à la recherche de leur nouvelle victime. La police du district avait le don de ne pas être très coopérative. Elle les informait, mais une fois sur place, les choses se compliquaient. Les policiers mettaient de la mauvaise volonté à leur communiquer les informations. Ils se retrouvaient souvent à visiter trois chambres différentes avant de pouvoir interroger leur victime. Ils aperçurent devant une des chambres une armada de policier. Ils entrèrent enfin dans la bonne chambre. Ils échangèrent un regard d’effroi : le violeur était passé à l’étape supérieure. Il mutilait désormais ses victimes. La victime avait un L et E gravé à même la chair sur chaque joue. Il l’avait également roué de coup.

 

Logan : Bonjour Mlle Sullyvan. Je suis le procureur Echolls. Nous savons que les circonstances sont très pénibles pour vous, mais les agents Dohring et Williams ont quelques questions à vous poser, enfin si vous en avez la force.

Mlle Sullyvan : Non, c’est bon, allez-y, mais appelez-moi Lena.

Amandine : Lena, dîtes-nous, est-ce qu’un détail vous aurait frappé ? Une odeur ? Sa voix ?

Lena : Non, on aurait dit un fantôme.

Amandine : A-t-il dit quelque chose ?

Lena, des larmes coulant sur ses joues : C’est flou…

Logan : Prenez votre temps, Lena. Ce n’est pas grave si vous ne vous souvenez pas.

Lena : Je suis désolée… Je me rappelle pas !!

 

Elle éclata en sanglots.

 

Logan : Ce n’est pas grave. Nous allons vous laisser.

 

Elle ne répondit pas et ils commencèrent à partir.

 

Lena, se calmant : Attendez !

Amandine, Logan et David, faisant volte-face : Oui ?

 

A leur « oui » collectif, elle esquissa un sourire. Ils lui rendirent son sourire.

 

Logan : Cette enquête nous met un peu à cran…

Lena : Il a dit de transmettre ces lettres (elle montra ses joues) au procureur.

Logan, ne comprenant pas : A moi, vous êtes sure ?

Lena : Il y a un autre procureur sur cette enquête ?

Logan : Non…

 

Amandine posa une main sur son bras et s’approcha de son oreille.

 

Amandine, chuchotant : L et E, comme Logan…

Logan : Et merde !

Amandine : C’est quoi cette manie, aujourd’hui de me piquer mes répliques ?

Lena : Vous m’avez dit que vous vous appeliez comment tout à l’heure ?

Logan : Echolls. Logan Echolls. Oui, ce sont mes initiales… Merci encore Mlle Sullyvan.

 

Ils sortirent de la chambre. Une fois dans le couloir, ils se dirigèrent vers la directrice de la police du district.

 

Logan : Avec tout le respect que je vous dois, à quel moment comptiez-vous nous dire que le violeur en faisant une affaire personnelle ?

Fong : La victime n’a rien dit dans ce sens et les lettres « L » et « E » ne font pas systématiquement référence à vos initiales, Monsieur Le Procureur.

Logan : Il y a d’autres choses que vous avez omis de nous dire ?

Fong : Vous aurez mon rapport sur votre bureau, d’ici une heure.

Logan : Je n’ai pas une heure ! Alors dîtes-nous de quoi il en retourne. J’aimerais que cette petite guerre entre le FBI et la police du district cesse.

 

Fong, soupirant, leur tendit une photo. Ils eurent à nouveau un sursaut d’effroi. Le violeur avait écrit « Vous ne m’attraperez jamais » sur le mur, probablement avec le sang de sa victime.

 

Fong : Nous avons fait un prélèvement. Il est parti au labo. Je vous informe du résultat dès qu’il arrive sur mon bureau. Je pense que c’est le sang de la victime. Il est bien trop méticuleux pour utiliser le sien.

Logan : D’autres choses ?

Fong : Comme d’habitude, les voisins n’ont rien vu, ni entendu.

Logan : Un fantôme.

Fong : Oui, la presse va encore en faire ses choux blancs…

Logan : J’aimerais que les détails ne soient pas dévoilés à la presse pour ne pas affoler la population.

Fong : J’ai lancé une enquête interne pour voir d’où viennent les fuites à la presse.

Logan : Bien. Merci, encore.

 

Ils sortirent de l’hôpital, où une horde de journaliste les attendait.

 

Journaliste 1 : Monsieur Le Procureur, que s’est-il passé ?

Journaliste 2 : Il paraîtrait qu’il est devenu plus violent ?

Journaliste 3 : Il s’en prendrait également directement à vous ?

Logan : Aucun commentaire ne sera fait sur l’enquête en cours.

Journaliste 1 : Agent Dohring ? Agent William ? Un commentaire ?

 

Ils s’empressèrent de monter dans leur 4×4 noir banalisé. Ils détestaient les journalistes. Ils les considéraient comme des vautours avides de chairs fraîches. Ils préféraient leur laisser le porte-parole du FBI en pâture. Ils savaient mieux qu’eux, gérer ces petites fouines. David démarra en trombe et évita les journalistes, bien qu’il aurait aimé rentrer dans le tas. A cause d’eux, le violeur était devenu plus dangereux. Sans eux, ils n’auraient peut-être pas agressé Lena Sullyvan, ou du moins, pas si violemment. Logan désespérait vraiment à boucler cette affaire et la presse ne manquait pas non plus de lui rappeler. Bien qu’ayant fait jusqu’à là un parcours sans faute, cette enquête lui donnait du fil à retordre. La presse se déchaînait. Comme ils n’avaient pas de coupable à accabler, ils s’en prenaient au jeune procureur Echolls. Ils le trouvaient trop jeune pour soutenir une telle affaire. Ils oubliaient le réseau de pédophilie que lui et ses, tout aussi, jeunes agents avaient démantelé après des mois d’enquête et d’infiltration, le nombre d’enfants qu’ils avaient retrouvé vivant, sain et sauf, le nombre de violeurs qu’ils avaient déjà arrêté et même ce tueur en série en début de carrière que son prédécesseur n’avait jamais pu arrêter. A la place de ça, ils préféraient parler de son passé et de sa jeunesse. Une campagne anti-Echolls était en marche et il espérait bien leur prouver qu’ils avaient tort, qu’ils n’étaient pas juste le fils d’un meurtrier et que ses frasques de jeunesse étaient loin derrière lui. La presse s’en prenait également à ses agents. La presse suggérait que David ferait mieux de retourner à son bureau du Sheriff en Arkansas et qu’Amandine devrait faire de même avec Interpol. Ils formaient pourtant une équipe de choc et ce depuis le début.

 

San Francisco – 5 ans plutôt

                                                                 

Logan venait d’être nommé adjoint du procureur après quatre années d’études brillantes à Berkley et une année d’étude à la Sorbonne. Il devenait le plus jeune adjoint que San Francisco ait connu. Il fut aussitôt nommé sur une affaire de tueur en série. Sa surprise fut totale quand ses agents se présentèrent à lui. Il la reconnut de suite.

 

Logan : Amandine ! Mais qu’est-ce que tu fais là ?

Amandine : C’est une longue histoire !

Logan : Ca fait longtemps que tu es aux Etats-Unis ?

Amandine : Un peu moins de quatre ans…

 

Paris – Bureau d’Interpol – 9 ans plutôt

 

Amandine, Pierre et Veronica venaient de boucler un nouveau criminel financier de haut vol. Il s’en était encore sorti avec les honneurs. C’est là que Veronica leur avait annoncé la nouvelle, froidement, comme si leur collaboration n’avait jamais compté.

 

Veronica : Je rentre à Neptune. Je quitte Paris.

Amandine : Mais pourquoi ?

Veronica : Pour raisons personnelles.

Amandine : Logan est parti ?

 

Veronica blêmit et ne répondit rien. Elle détestait le fait qu’Amandine lise en elle comme dans un livre ouvert. Elle aurait fait une excellente profileuse si elle avait travaillé pour le FBI.

 

Veronica : Oui, mais ça n’a rien à voir.

Amandine : Oui et moi, je suis fan d’Angel ! (Pierre allait rétorquer quelque chose) La ferme, Pierre !

Veronica : Ne cherches pas à comprendre, Amandine !

Amandine : Comme tu veux !

 

Ce fut la dernière fois qu’Amandine vu Veronica. Un mois après, elle demandait à quitter Interpol et passait le concours d’entrée au FBI. Elle devint alors Agent, spécialisée dans le profilage.

 

Terrasse d’un café – San Francisco

 

Au moins deux fois par semaine, Logan, Amandine et David se retrouvaient à cette terrasse de café pour décompresser. La règle était simple : ils parlaient de tout, mais surtout pas des enquêtes en cours. Ils étaient là, justement pour ne plus y penser.

 

Amandine : Alors, quand vas-tu te décider à quitter Hannah ?

David : Tu as oublié « définitivement » dans la question.

Amandine : Pour une fois que tu dis quelque chose de sensé !

Logan : Je n’ai pas envie de parler d’Hannah.

Amandine : Tu n’as pas le choix !

Logan : Non !

Amandine : Tu sais bien que je ne suis pas pour la vie à deux, c’est un concept qui me dépasse et j’aime ma liberté, mais il y a deux règles en la matière : soit tu sors vraiment avec la personne, soit tu choisis un ou une fuckfriend qui n’ai pas de sentiment pour toi !

Logan : Ca marchait quand on avait 20 ans, ça ! C’est différent, maintenant.

Amandine : En quoi ? La peur de finir seul ?

Logan : Il y a de ça, oui.

Amandine : Tu veux donc t’engager, Logan ?

Logan : Pas avec Hannah !

Amandine : Alors, pourquoi tu la rappelles tout le temps ?

Logan, avec son sourire de jackass : Un ou deux verres et une sensation de solitude !

Amandine, riant : Appelle-moi la prochaine fois, t’auras moins de souci au réveil !

 

Ils rirent. La serveuse leur apporta leur commande.

 

Serveuse : Comme d’habitude, un Whisky sans glace pour Monsieur Le Procureur Echolls, une Margarita pour Mademoiselle l’Agent Spécial Dohring et un gin tonic pour Monsieur l’Agent Spécial David.

Logan : C’est quand même pratique de ne plus avoir à commander. Stacy, ça doit être vraiment plaisant de t’avoir à la maison !

Stacy, à Amandine : S’il ne t’appelle pas, je le ferais…

 

Elle partit en lui lançant un clin d’œil.

 

Logan : San Francisco, la seule ville au monde où une fille sur deux est lesbienne ! Bon pour le fantasme, mais mauvais pour le reste. Pas étonnant que j’appelle Hannah après !

Amandine : C’est ça trouve-toi des excuses !

Logan : Enfin, tout le monde n’a pas la chance de pouvoir passer d’un côté à l’autre de la force !

Amandine : Tu es mignon quand tu es jaloux !

Logan : Si je n’ai pas le droit de te piquer tes répliques, tu n’en as pas le droit non plus !

Amandine : Et tu largues Hannah, quand ?

Logan : Un jour ?

Amandine : Je vais finir par croire que tu es avec elle, uniquement, parce que ces longs cheveux blonds te rappellent une autre petite blonde…

Logan : Je ne vois pas du tout de quoi tu parles et arrêter de me profiler tout le temps !

Amandine : J’aime quand j’ai raison ! Non, j’oubliais, j’ai toujours raison !

Logan : C’est normal tu lis dans les pensées des gens !

Amandine, riant : Ce serait encore plus simple, si c’était le cas !

David : N’empêche qu’on en revient toujours au même sujet : une petite blonde qui sent les marshmallows et les promesses.

Logan : Laissons là où elle est, d’accord ?

Amandine : A une seule condition, tu largues cette pauvre Hannah et pour de bon !

Logan : Je vais le faire, mais j’attends le bon moment…

Amandine : Tu as intérêt à le trouver vite !

Logan : Oui !

Amandine : Bon sur ce, vous m’excusez ! J’ai un numéro de téléphone à récolter. Je reviens.

 

Elle se leva et se dirigea vers la serveuse.

 

David : Elle est incroyable !

Logan : C’est notre petite Amande !

 

Ils rirent. Elle revint s’asseoir et ils passèrent la soirée à boire en parlant de tout et de rien.

 

Neptune – Appartement de Veronica

 

Veronica rentra, comme d’habitude, après le dîner, mais à temps pour border sa fille. Elle trouva Cindy et Léo sur le canapé entrain de regarder une énième rediffusion d’un épisode des Looney Toons. Elle se débarrassa de sa ceinture et de son blouson. Elle vint se caler entre eux et prit Cindy dans ses bras. Elle lui fit un bisou sur le front.

 

Veronica : Alors, Cindy, comment s’est passée ta rentrée ?

Cindy : Bien !

Veronica : Il ne s’est rien passé de particulier ?

Cindy : Madison Jr a encore dit des grosses bêtises !

Veronica : Et qu’a-t-elle dit ?

Cindy : Elle a dit que Papa n’était pas mon vrai papa. N’importe quoi !

Veronica : Mes sources m’ont dit que tu t’étais très bien comportée, c’est vrai ?

Cindy : T’étais déjà au courant ? Pff !! C’est nulle, cette ville ! Tout le monde sait tout !

 

Une vague de peur lui traversa le visage.

 

Cindy : Non !

Veronica : Non quoi ?

Cindy : Et si Madison avait raison et que t’étais qu’une grosse menteuse !

Veronica : Pour commencer, tu me parles sur un autre ton ! Ensuite, depuis quand Madison dit la vérité ? C’est bien, elle, Barbie Fausses Rumeurs, non ? Pour finir, comment peux-tu penser une seule seconde que Léo n’est pas ton papa ?

Cindy : Parce que je lui ressemble pas !

Veronica : Tu as tout pris de moi, mais tu as ses yeux !

Cindy : Non, j’ai les yeux noisettes et les siens sont noirs !

Léo : Toi aussi, ils sont noirs des fois. Ca dépend de la lumière et tu ne peux pas tout le temps les voir.

Cindy : Et pourquoi je m’appelle Mars ?

Veronica : Parce que nous ne sommes pas mariés.

Cindy : Pourquoi elle dit ça, alors ?

Veronica : Parce que c’est son sport favori de faire courir des rumeurs folles sur notre compte à toutes les deux !

Cindy : Mouais…

Veronica : N’écoute pas Madison Jr, d’accord ?

Cindy : Oui…

Veronica : Au fait, que lui as-tu répondu ?

Cindy : Je lui ai dit que je la croyais pas et que moi, au moins, j’en avais un de père !

Veronica, riant : Tu vois quand tu veux ! Allez, va te laver les dents, j’arrive pour te border.

Cindy : D’accord !

 

Cindy se leva du canapé et se dirigea vers la salle de bain.

 

Veronica : Et toi, comment as-tu pris l’attaque de Madison Jr ?

Léo : Ca va, mais on va peut-être attendre qu’elle soit couchée pour en parler, non ?

Veronica : Tu as raison. On ne s’est pas fait cette promesse pour rien.

 

Léo acquiesça.

 

Neptune – Porche de la maison des Mars – 9 ans plutôt

 

Veronica était assise sur le porche, les yeux dans le vide. Elle venait d’annoncer à Wallace, Keith et Alicia qu’elle était enceinte et que c’était la raison de son retour à Neptune. Elle n’avait pas la force d’affronter ça seule et se sentait totalement perdue. Le départ de Logan et cette grossesse lui avait renvoyé une réalité en pleine face : elle ne pouvait pas fuir constamment ses responsabilités, ses proches et Neptune. Sa vie était ici et les seules personnes dont elle avait besoin, aussi. Léo gara sa voiture devant la maison et vint s’asseoir à côté de Veronica. Depuis son retour, il s’était vu quelques fois et il avait deviné tout seul, les raisons de son retour. Il était gentil et c’était ce dont Veronica avait besoin. Elle frissonna. Il posa sa veste sur ses épaules.

 

Veronica : Qu’est-ce que tu fais, là ?

Léo : Un petit travail de filature pour une enquête de ton père. Je venais lui faire un point.

Veronica : Ok…

Léo : Tu sais, Veronica… Je ne suis peut-être pas l’idéal dont tu rêves, mais je serais toujours là pour toi, quelques soient les circonstances… Je pourrais être un père pour cet enfant…

Veronica : …

Léo : Je suis désolée… Je n’aurais pas du dire ça…

Veronica : Non, ne t’excuse pas…

 

Elle se tourna vers lui et l’embrassa.

 

Veronica : Promets-moi juste qu’il ou elle ne saura jamais que Logan est son vrai père !

Léo : Je te le promets, Veronica !

 

Elle se cala dans ses bras et ils restèrent ainsi un long moment.

 

Neptune – Appartement de Veronica

 

Veronica réapparut dans le salon après avoir mis Cindy au lit et s’être changée.

 

Léo : Elle t’a reposée des questions ?

Veronica : Non, mais elle s’est endormie tout de suite.

Léo : J’aimerais bien savoir comment Madison l’a appris.

Veronica : Elle ne l’a pas appris. Enfin, je ne pense pas. Elle l’a supposé et transformé en rumeur. Elle le connaît presqu’aussi bien que moi et il est difficile de nier qu’ils ont exactement les mêmes yeux.

Léo : Et le même caractère.

Veronica : M’en parle pas ! Elle aurait pu hériter de ses oreilles, de ses cheveux, mais non ! Elle a hérité de son sale caractère ! A croire que la génétique et le destin m’en veulent !

Léo, riant : Mais non !

 

Il l’a prit dans ses bras.

 

Léo : Espérons juste que cette histoire va retomber d’elle-même.

Veronica : Ca m’arrangerait bien.

Léo : A part ça, as-tu faim ?

Veronica : Je dois admettre que j’ai même très faim !

 

Il se leva et lui tendit une main.

 

Léo : Suis-moi, alors…

 

Elle lui prit la main et se leva. Ils se dirigèrent vers la cuisine où Léo servit le restant du dîner à Veronica.

 

Neptune – Appartement de Veronica

 

Après le dîner, ils s’étaient réinstallé dans le salon et regardaient la dernière édition nationale du soir. Elle diffusa un reportage sur le violeur de San Francisco.

 

Journaliste, au premier plan avec l’hôpital général de San Francisco en fond : « Le violeur de San Francisco, que la presse surnomme le fantôme, a encore fait une nouvelle victime. Il serait devenu beaucoup plus dangereux. Il aurait roué de coup et mutilé Lena Sullyvan, sa dernière victime. (Image de Logan, Amandine et David) Le jeune procureur Echolls, à qui le violeur semblerait s’en prendre personnellement,  n’a voulu faire aucune déclaration.

Logan : Aucun commentaire ne sera fait sur l’enquête en cours.

Journaliste (Images de Logan, Amandine et David s’engouffrant dans le 4×4) : Il pense sûrement qu’ainsi personne ne verra que lui est ses agents piétinent.  (Retour sur la journaliste) Aurait-il les épaules trop fragiles pour une telle affaire ? Seul le temps nous le dira…

 

Veronica : C’est pas vrai !

Léo : Qu’est-ce qu’il y a ? Tu le sais pourtant que Logan est procureur. Ils en parlent depuis des mois !

Veronica : Non, la fille derrière lui, c’est Amandine !

Léo : Amandine, celle qui travaillait avec toi à Interpol ?

Veronica : Et avec laquelle Logan m’a trompé, pendant notre « pause ».

Léo : Je peux savoir de quoi tu parles ? Mais s’il t’a trompée, pourquoi est-il parti ? Enfin, j’avais compris qu’il t’avait quitté et non que tu l’avais mis dehors !

Veronica : On ne se supportait plus, alors il a eu l’idée de faire une pause, j’ai accepté et il est parti habiter avec Amandine. On continuait de se voir quand même. Il a toujours prétendu le contraire et je n’ai jamais voulu le croire. Il a rompu définitivement avec moi et il est reparti aux Etats-Unis.

Léo : Et qu’est-ce qui t’as fait pensé qu’il te trompait ?

Veronica : Et bien…

 

Paris – Appartement d’Amandine – 9 ans plutôt

 

Depuis deux mois, Logan cohabitait avec Amandine. Il avait retrouvé sa joie de vivre et les soirées allaient bon train, bien qu’il gardait un œil attentif sur ses études. Là, au moins, aucune petite blonde pour lui faire des reproches, malgré ses excellents résultats. Un soir, Veronica, déterminée à faire confiance à Logan, vint sonner chez Amandine. Elle portait son enfant et elle ferait tout pour que cet enfant grandisse avec une mère et surtout un père. Amandine lui ouvrit avec sur elle, uniquement, un boxer et un tee-shirt qui ressemblait fortement à un de Logan.

 

Amandine : Oh ! Veronica ! Tu m’as manqué depuis tout à l’heure !

Veronica : Je viens voir Logan.

Amandine : Et moi qui pensait que tu venais me voir ! Méga-décue !

Veronica : …

Amandine : Allez, entre !

 

Logan sortit de la cuisine, deux verres dans une main et une bouteille dans l’autre. Il était torse nu et ne portait qu’un bas de jogging. Veronica vira au vert.

 

Logan : Pourquoi tu fais cette tête ? Quelqu’un est mort ?

 

Veronica ne répondit pas. Logan regarda Amandine pour comprendre et il vit sa tenue puis la sienne. Un frisson lui parcourut tout le corps. Il sut à cet instant précis que, quoiqu’il dirait, il était fichu. Jamais Veronica ne croirait qu’ils n’étaient qu’amis. Elle avait la même tête que le lendemain du bal alternatif, quand elle avait découvert qu’il avait fini la nuit avec Kendall. Leur histoire allait se finir là, au milieu du salon d’Amandine.

 

Logan : Veronica, ce n’est absolument pas ce que tu penses !

Veronica : Et que crois-tu que je pense ?

Logan : Euh… rien ?

Logan (VO) : Stupide ! Stupide ! Stupide Logan !

Veronica : On n’était même pas séparé !

Logan : Je ne t’ai pas trompé !

Veronica : C’est ça, oui ! Et comment tu expliques vos tenues et l’alcool ?

Logan : C’est comme ça qu’on passe nos soirées. Tu sais : Fun, fun, fun !

Logan (VO) : Je viens de toucher le fond !

Veronica : Non, je ne sais pas !

Logan, lassé : Bon, tu veux croire que je t’ai trompé ? Très bien, fais-le ! J’en ai marre de me justifier !

 

Logan posa les verres sur la table basse et ouvrit la bouteille de Jack Daniel. Il remplit les deux verres et en tendit un Amandine, qui s’était assise dans le canapé. Il but le sien d’une traite. Au regard désapprobateur de Veronica, il le reposa violement sur la table basse.

 

Amandine : Doucement ! Ma table basse et mon verre ne t’ont rien fait ! Tapes plutôt sur Veronica !

Logan : Arrête Veronica avec ta morale ! J’en peux plus !

Veronica : Parce que tu te crois plus moral que moi ?

Logan : Je ne me crois rien du tout, surtout avec toi ! Je ne serais jamais parfait, Veronica ! J’aime boire à plus savoir comment je m’appelle, séché quelques cours, être imparfait justement ! Si tu n’acceptes pas ça, on a un sérieux problème !

Veronica : Tu veux rompre ?

 

Logan déglutit. Veronica avait lâché les trois mots qu’il n’arrivait pas à prononcer. Il savait que s’il acquiesçait, s’en serait fini pour toujours, mais il ne supportait plus Veronica. Pourtant, il l’aimait, plus que tout, mais elle était insupportable. Il acceptait tout et il n’avait jamais rien en retour. S’il devait se libérer de Veronica, c’était maintenant ou jamais.

 

Logan : Oui !

 

Ce fut un « oui » sans appel, sur et définitif. Même Amandine en resta sans voix.

 

Veronica, accusant le coup : Très bien…

 

Veronica sortit de l’appartement et s’effondra en larme dans l’ascenseur.

 

Neptune – Bureau du Sheriff

 

La soirée, c’était fini d’une manière plutôt tendu. Léo, comme à son habitude, n’avait rien dit, mais n’en avait pas pensé moins. Il ne pouvait cependant pas en vouloir à Veronica : Les choses étaient ce qu’elles étaient. Veronica était dans son bureau et feuilletait les dossiers en cours, qui n’avait rien de folichon dans une ville comme Neptune, si ce n’est quelques dossiers impliquant les Fitzpatrick. Sachs frappa et entra dans son bureau précipitamment.

 

Veronica : Oui, Sachs ?

Sachs : Sheriff Mars, une des domestiques d’Iren Lansing vient de la retrouver assassiner dans son propre lit !

Veronica : Prépare une équipe et rejoignez-moi là-bas.

Sachs : Tout de suite !

 

Veronica sortit en trombe de son bureau.

 

Neptune – Résidence d’Iren Lansing

 

Ils découvrirent Iren attachée à son lit, rouée de coup, mutilé et baignant dans son propre sang. Elle avait les lettres « L » et « E » tailladées sur les joues, les bras et les jambes. Au mur, le meurtrier avait écrit avec du sang « Au procureur Echolls : vous ne m’attraperez jamais ».

 

Sachs : Il faudrait peut-être prévenir l’équipe du FBI à San Francisco ?

Veronica : Non, on va attendre un peu, avec un peu de chance, on arrivera à la coincée avant eux.

Sachs : Comme vous voulez Sheriff Mars.

 

Veronica fit le tour de la pièce et n’aperçut rien qui puisse la mener sur la trace du violeur. Elle interrogea les domestiques. Personne n’était là, pendant la nuit. Iren était toute seule dans la maison au moment du meurtre. Sachs interrogea les voisins qui n’avaient rien vu, ni même entendu. Elle commença à comprendre pourquoi Logan piétinait. Il était vraiment très méticuleux et rusé. Enfin de journée, le rapport du légiste tomba et confirma le viol et qu’elle était morte en se vidant de son sang. Il n’y avait aucune trace ADN du meurtrier. Le sang sur le mur était bien évidemment celui d’Iren. Un vrai fantôme…

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