Chapitre 3

Chapitre 3 : Tout finit toujours par se savoir !

 

San Francisco – Bureau du procureur

 

Deux jours s’étaient écoulés depuis l’agression de Lena Sullyvan. Logan faisait les cents pas dans son bureau. Le dossier l’obsédait tellement qu’un mur complet de son bureau était couvert de copies de rapport et de photographies liées à l’affaire. Il avait beau examiné chaque élément, rien ne reliait les victimes. Aucun regroupement ne se profilait. Il s’assit à son bureau, où trônait la presse du matin. Chacun titrait sur le violeur en mettant en avant l’incapacité de Logan et ses agents à résoudre l’enquête. Tous les détails de l’agression de Lena Sullyvan avaient encore été exposés au grand jour, à croire que la police du district faisait tout pour leur mettre des bâtons dans les roues et les enfoncer encore un peu plus. Las, il passa une main derrière sa nuque. Il vit alors la mappemonde du logo du FBI sur le dossier. Il appuya sur le bouton de l’interphone.

 

Logan : Catherina ?

Catherina : Oui, Monsieur ?

Logan : Est-ce que vous pouvez me trouver une carte de San Francisco ?

Catherina : Tout de suite, Monsieur.

 

Dix minutes plus tard, Catherina frappa à la porte de son bureau, la carte en main. Elle la lui tendit.

 

Logan : Merci Catherina !

Catherina : De rien, Monsieur.

 

Elle sortit du bureau. Logan étala la carte sur le bout du mur qui restait et commença à mettre des punaises sur les différents lieux des agressions. Quelqu’un frappa à la porte.

 

Logan : Entrez !

 

Amandine et David entrèrent dans le bureau et virent Logan s’affairer sur la carte de San Francisco.

 

Amandine : Tu joues les Mohinder Suresh ?

Logan : En plus sexy !

Amandine : T’es au courant qu’on cherche un violeur pas des héros ?

Logan : Je suis sur que décoder le génome humain serait beaucoup plus facile que de coincer ce Sylar en puissance !

David : Ca y est, ils sont lancés dans les références, achevez-moi !

Amandine : Me tente pas !

David : Dans quel but, tu fais ça ?

Logan : Je cherche un lien et je me disais qu’on aurait peut-être plus de succès avec un visuel.

Amandine : Sexy et intelligent, épouse-moi !

Logan : Non, mais si on le boucle, on se saoule jusqu’à plus savoir comment on s’appelle et plus si affinité !

Amandine : C’est beaucoup plus intéressant que le mariage ! Comme à Paris ?

Logan : En mieux !

Amandine, avec un petit air mutin : Je vais commencer à ranger tout ce qui casse alors !

David : Il s’est passé quoi à Paris ?

Amandine, faisant mine de rien : Mais rien du tout !…

 

Paris – Appartement d’Amandine – 9 ans plutôt

 

Veronica venait de quitter l’appartement. Logan et Amandine étaient assis dans le canapé.

 

Amandine : Logan, tu es sur de ta décision ?

Logan : Oui.

Amandine : Je croyais que tu aimais, Veronica ?

Logan : Oui, je l’aime, mais je n’arrive plus à faire des concessions, parce qu’elle n’en fait aucune. Elle ne me fait jamais confiance. Tu as bien vu tout à l’heure…

Amandine : Oui, mais tu aurais peut-être pu te battre un peu plus, non ?

Logan : J’en ai marre de me battre…

Amandine : Tu vas rester à Paris ?

Logan : Non. Enfin, je reste jusqu’à la fin des examens. J’avais déjà préparé quelques trucs au cas où j’en arriverais là avec Veronica.

Amandine : C’est-à-dire ?

Logan : J’ai posé des dossiers de candidatures à Berkeley, Yale et Stanford. J’ai été accepté dans les trois sous réserves des résultats des examens.

Amandine : Ta décision était donc mûrement réfléchie !

Logan : J’espérais qu’elle changerait malgré tout… Tu me laisses habiter chez toi pour encore quinze jours ?

Amandine : Je vais finir par te faire payer le loyer !

Logan : Tu sais bien que ce ne serait pas un problème !

Amandine : Je plaisante ! Bien sur que tu peux rester !

Logan : Je vais aller me rhabiller et sortir acheter quelques bouteilles de notre ami Jack et quand je reviens, on commande des pizzas et on se saoule en regardant Easy Rider. Si ça te va, bien sur ?

Amandine : C’est pas bien de me prendre par les sentiments !

Logan : Il n’y a pas que par les sentiments que je risque de te prendre, ce soir !

Amandine : Même pas cap !

 

Logan lui fit un regard lourd de sous-entendus et parti s’habiller. Il revint un quart d’heure plus tard avec des bouteilles de Jack Daniels et de la Tequila. Amandine avait déjà commandé les pizzas.

 

Amandine : De la Tequila ?

Logan : Au cas où on se rappelait toujours de nom après tout ce wisky !

Amandine : Hell Yeah !

 

Ils burent encore et encore. Quelques heures plus tard…

 

Amandine : Tu te souviens de cette action ou vérité sur la plage ? Je me suis toujours demandé ce que ça aurait donné s’il n’y avait pas eu Veronica.

Logan : J’aurais pas besoin d’un action ou vérité pour le savoir !

 

Ils joignit le geste à la parole et embrassa sauvagement Amandine. Il se débarrassa de son tee-shirt et commença à parcourir chaque millimètre de sa peau avec ses lèvres, puis sa langue à lui en faire perdre la tête. Leurs mains se perdirent dans leur intimité. Ils roulèrent sur le sol du salon, chacun voulant prendre le dessus. Logan lui attrapa les mains et la plaqua violement sur le sol. Elle laissa échapper un rire. Leur étreinte fut sauvage et sensuelle. Il lui rappelait Kendall avec beaucoup plus de fougue et de force. Il y en avait de la ressource dans ce petit bout de femme. Chaque centimètre carré de l’appartement y passa. Ils cassèrent plusieurs choses dans leur sillon : des verres, des vases, des lampes, la table basse. Après avoir revisité le Kama-Sutra sous toutes ses formes, ils s’écroulèrent dans l’entrée, juste après que Logan ait prit Amandine, une dernière fois, contre la porte d’entrée. Ils se réveillèrent quelques heures plus tard dans l’entrée et piquèrent un fou rire en voyant l’état de l’appartement.

 

Amandine : Je pensais être une tigresse, mais j’ai trouvé pire que moi !

Logan : Je viens de battre un record !

Amandine : Lequel ?

Logan : Le temps écoulé entre le moment où j’ai rompu avec Veronica et le moment où j’ai couché avec une autre !

 

Ils rirent à nouveau.

 

San Francisco – Bureau du procureur

 

Logan s’obstinait depuis deux heures à passer des fils autour des punaises, mais ça ne donnait rien.

 

Amandine : On n’est pas plus avancé que tout à l’heure !

Logan : Dans ces moments-là, j’aimerais avoir les talents de matheux de Charlie Epps dans Numbers !

Amandine : C’est vrai que ce serait bien utile !

 

Quelqu’un frappa à la porte.

 

Logan : Entrez !

 

Christina passa la porte, un fedex dans les mains.

 

Christina : On vient de livrer ça pour vous.

Logan : Merci. Je vous laisse le poser sur le bureau.

Christina : Ca vient de Neptune.

Logan, fit volte-face : Pardon ?

Christina : Je vous dis ce que le livreur m’a dit.

Logan : Merci, Christina.

 

Logan attrapa le fedex et l’ouvrit. Il en sortit l’édition du matin du Neptune Post. Un post-it était collé dessus « En souvenir du bon vieux temps… Cliff ». Il lut le titre principal, puis l’article. Il sentit la colère monter en lui. Il eut envie de broyer le journal dans ses mains, mais trouvera préférable de le tendre à Amandine et David. Amandine faillit en tomber de sa chaise.

 

David : C’est quoi le problème, là ? Enfin, je veux dire, ce n’est pas la première qu’on a à quitter la ville pour une enquête.

Amandine : C’est la ville où Logan a grandit et où il a quelque souvenirs, dirons-nous, et moi aussi, dans un sens. Logan, ça va ?

Logan, furieux : J’aimerais juste qu’on m’explique à quel moment, j’ai basculé dans une dimension parallèle !

Amandine : C’est vrai que Veronica en sheriff, c’est fort de café !

David : Attendez, LA Veronica ?!

Logan : Oui. Petite. Blonde. Qui sent les marshmallows et les promesses !

Amandine : Encore une fois, elle espérait faire cavalier seule !

Logan : Pourquoi ça ne m’étonne même pas ?! Amandine, si je la tue de mes propres mains, ne me retient surtout pas !

Amandine : Pas de souci !

Logan : Ca fait deux jours qu’on remue l’affaire dans tous les sens et Madame trouve opportun de me cacher qu’il a recommencé et surtout tué ! Je vais la tuer !

 

Il attrapa le téléphone et deux heures après, ils étaient tous les trois dans l’avion qui les amenait à Neptune.

 

Neptune – Bureau du Sheriff

 

Veronica était en salle d’interrogatoire avec un des membres de la famille Fitzpatrick.

 

Veronica : Alors, mon petit Adam, que faisais-tu aux alentours de la maison d’Iren Lansing, il y a deux nuits de ça ?

Adam : Mais de quoi vous parlez ? Et je veux un avocat !

 

Veronica décrocha le téléphone et fit savoir à Sachs que le suspect voulait un avocat. Sachs rappela cinq minutes plus tard.

 

Veronica : Il est en route. Alors ?

Adam : Je sais même pas qui c’est !

Veronica : Que faisais-tu dans les beaux quartiers ? J’ai des témoins qui t’ont vu rôdé prés de sa maison.

Adam : Je me promenais.

Veronica : A 2h du matin ?

Adam : Une insomnie !

Veronica : Je suis peut-être blonde, mais pas idiote ! Alors arrête de me mentir !

Adam : Je ne mens pas !

Veronica : A d’autres ! Tu sais ce que tu risques ?!

 

Veronica étala les photos d’Iren Lansing sur la table. Adam eut un sursaut d’horreur.

 

Adam : Mais qu’est-ce que c’est que cette merde ?!

Veronica : Iren Lansing ! Elle a été retrouvée assassinée et violée dans sa propre maison !

Adam : Je n’ai rien à voir là-dedans !

 

Sachs passa la porte, accompagné de l’avocat.

 

… : Mon client ne te dira plus rien à compter de maintenant !

Veronica : Bien, Cliff ! Par contre, j’ai le droit de le garder au moins 24h !

Cliff : Ca, je ne peux pas t’en empêcher.

Veronica : Sachs, tu peux remettre notre ami irlandais en cellule ?

Sachs : Toute de suite, chef !

Sachs emmena Adam. Cliff parcourut rapidement le dossier.

 

Cliff : Et je suppose que ce cher Logan Echolls n’est pas au courant ?

Veronica, niant la réalité : Pour quelle raison suis-je sensée le prévenir ?

 

Cliff soupira et rejoignit son client. Il ne s’attarda pas, alla acheter la presse du matin et la fit envoyer en fedex express au Procureur Echolls.

 

Neptune – Bureau du Sheriff

 

Sachs entra dans le bureau de Veronica.

 

Sachs : Le FBI est là.

Veronica : Hein ? Mais comment ont-il su ?

Sachs : Je ne sais pas.

Veronica : Pas un mot sur le suspect qu’on a en cellule !

 

Sachs acquiesça. Veronica sortit de son bureau et les vit là au milieu de l’accueil, Amandine qui décidément ne changeais pas et Logan, à tomber par terre dans son smoking. Amandine ne put s’empêcher de rire en voyant Veronica dans son uniforme de Sheriff. Logan lui donna un coup de coude.

 

Logan, murmurant : On a besoin de sa coopération, donc profil bas.

Amandine, murmurant : Pardon…

Veronica : En quoi, puis-je vous être utile ?

Logan, tentant de garder calme et contenance : Bonjour Sheriff Mars, il paraîtrait que vous travaillez sur un dossier qui pourrait nous intéresser.

Logan (VO) : Mais je trompe qui, là ?

Veronica : Je pense que vous faîtes erreur, Monsieur Le Procureur Echolls.

Amandine : J’imagine déjà les gros titres « Le jeune procureur Echolls étrangle de ses mains, la non moins jeune Sheriff Mars ! » On va faire sensation avec ça !

Logan : Amandine !

Amandine : Si on peut même plus rire !

 

Logan lui lança un regard noir.

 

Amandine, tendant une feuille à Veronica : Bon ! Nous avons un mandat du procureur de Neptune qui t’o, pardon, vous oblige à nous communiquer toutes les informations relatives au meurtre d’Iren Lansing.

 

Veronica lut le mandat et lança un regard noir à Logan.

 

Logan : Tu croyais quand même pas que je n’avais pas prévu un plan B, Mars ?

Veronica : Sachs ?

Sachs : Oui ?

Veronica, non sans amertume : Fais une copie du dossier pour Monsieur Le Procureur Echolls et ses agents.

Amandine : Le procureur nous a aussi autorisé à nous installer dans vos locaux et ce jusqu’à la fin de l’enquête.

Veronica, au bord de l’hystérie : Sachs ?!

Sachs, cherchant inconsciemment un trou de souris : Oui ?

Veronica : Veille à ce que Monsieur Le Procureur Echolls et ses agents ne manque de rien. Si on me cherche, je suis dans mon bureau…

 

Elle entra dans son bureau et se retint de claquer la porte. Elle la ferma le plus calmement du monde. Logan leva sa main et Amandine frappa dedans. Logan éclata de rire.

 

Logan : Je vais quand même la tuer, tu sais !

Amandine : Et je serais au première loge !

David : Mais qu’est-ce qu’elle vous a fait, bon sang ?

Amandine : Elle ne savait pas s’amuser, un peu comme toi, en fait !

Logan : Et si on les mariait ?

Amandine : Le couple ultime ! 

 

Sachs tendit la copie du dossier à Logan. Il le parcourut rapidement et le tendit à Amandine.

 

Logan : Je vous laisse réfléchir dessus, j’ai une petite blonde à tuer, enfin à questionner, je voulais dire !

Amandine : J’y crois très fort !

Sachs : Le bureau local n’est pas bien grand, je n’aurais que la salle d’interrogatoire à vous proposer.

David : Ca ira, merci !

 

Il les guida jusqu’à la salle.

 

David : A ton avis, ça va se finir comment entre Logan et Veronica ?

Amandine : Deux options : soit ils s’entretuent, la plus plausible, soit ils se jettent l’un sur l’autre et ça finit de manière torride sur le bureau de Miss Mars.

Sachs : Elle a quelqu’un dans sa vie, depuis environ neuf ans….

Amandine : Il est mignon, celui-là ! Comme si ça allait les arrêter !!

 

Sachs ne releva pas et les laissa. Ils s’installèrent.

 

Neptune – Bureau du Sheriff

 

De l’autre côté de la porte, Veronica essayait, elle aussi, de garder une certaine contenance. Elle ne l’avait pas vu depuis des années et pourtant quelque chose en elle s’était réveillé : son cœur. A la minute, où elle avait vu Logan, il s’était emballé, battant à jaillir de sa poitrine. Jamais Léo n’avait provoqué ce phénomène. Il n’y avait que Logan. Elle pensait que neuf ans après, elle ne ressentirait plus cela et elle s’était encore une fois trompée, comme à chaque fois qu’il s’était agit de Logan. La colère avait ensuite pris place à l’étonnement. Il avait tout prévu. Il savait exactement ce qu’il faisait et c’était bien la première fois que Veronica le voyait aussi sur et déterminé.

 

Veronica (VO) : Allez, reprends-toi, Veronica !

 

Quelqu’un frappa à la porte. Veronica sursauta.

 

Veronica : Entrez !

 

Logan entra. Il prit place face à Veronica.

 

Veronica : En quoi puis-je vous aider Monsieur Le Procureur Echolls ?

Logan : Et si on laissait tomber le vouvoiement, Mars ?

Veronica : Peu importe !

Logan : Bien ! Alors ton sentiment sur cette affaire ?

Veronica : Tu piétines tant que ça, Echolls ?

Logan : Ce n’est pas la question, Mars !

Veronica : Tu avais peur que je le boucle avant toi ?

Logan, le ton montant : Tu veux jouer, Mars ? On va jouer !

 

Il se leva et posa les mains sur le bureau de Veronica.

 

Logan : Comment se fait-il que mon équipe et moi-même ayons appris le meurtre dans la presse ? Tu n’as pas eu la présence d’esprit de faire le lien avec notre enquête ?

Veronica : Rien ne liait le meurtre à cette série de viol que subit San Francisco.

Logan : Il y avait un message pour moi et mes initiales sur tout le corps de la victime, si ce n’est pas un lien, je ne vois pas ce que c’est !

Veronica : J’ai pensé à un copycat !

Logan : Dis plutôt que tu espérais le coffrer avant le FBI !

Veronica : Je n’ai pas cette prétention !

Logan : Ce serait bien une première !

 

La porte s’ouvrit avec fracas et Cindy se jeta sur Veronica.

 

Cindy : Maman !

Logan, sonné, murmurant : Maman ?

 

Logan se rassit. Léo entra dans le bureau.

 

Veronica : Qu’est-ce que j’ai dit à propos de mon bureau ?

Cindy : Je me souviens pas. Que je pouvais venir quand je voulais ?

Veronica : Cindy !

Cindy : Désolée, Maman…

Léo : Elle m’a encore eu….

Veronica : C’est pas grave… Et l’école ?

Cindy : C’était super ! (Voyant la tête de Léo et baissant la tête) Et j’ai aussi fait une grosse bêtise….

Veronica : Je me disais aussi. Quatre jours, c’était trop long pour toi ! Et qu’as-tu encore fait à cette pauvre Madison Jr ?

Cindy : C’est elle qui a commencé et elle n’est pas pauvre!

Veronica : Cindy ?!

Cindy : Je lui ai pris ses affaires à la gym et je les ai mis dans les toilettes…

 

Logan ne pu s’empêcher de rire. Veronica lui lança un regard noir. Cindy remarqua sa présence.

 

Cindy : C’est qui, lui ?

Logan : Et tu es qui, toi ?

Cindy : Cindy, la fille de Veronica et Léo. J’ai 8 ans.

Logan, à Veronica : 8 ans ?! Mars, tu as fait vite pour me remplacer !

Cindy : C’est Veronica son prénom !

Logan : Une deuxième mademoiselle « Je sais tout ». C’est vrai qu’une s’était pas suffisant !

Léo : Fais attention à ce que tu dis…

Logan : Attends, tu arrives pas à tenir tête à une gamine de 8 ans et je devrais avoir peur ?

Veronica : Stop ! Tu vas aller avec Papa, pendant que je finis de parler à Monsieur Le Procureur Echolls !

Cindy, qui n’arrêtait pas d’observer Logan : Pourquoi il a les mêmes yeux que moi ?

 

Logan regarda enfin la petite Cindy dans les yeux et détailla son visage. Elle avait les mêmes cheveux blonds que Veronica, mais ce qui l’intrigua le plus, fut ses yeux et la forme de son visage. Elle avait ses yeux. Il crut les voir dans un miroir. La forme de son visage était un mélange de la dureté de celui de Lynn, sa mère, et de la rondeur de celui de Keith Mars, le père de Veronica. En plus, elle semblait être une vraie tête brûlée, comme lui et elle ne semblait pas manquer d’humour, non plus. Elle avait l’air de vouloir protéger Veronica plus que tout. Encore un point commun. Un frisson lui parcourut le corps. Veronica ne lui aurait pas mentit sur un tel sujet. Elle le lui aurait dit si elle avait eu un enfant de lui.

 

Veronica : Ne raconte pas de bêtise, tu as les mêmes yeux que ton papa, Léo.

Cindy : Mais si, regarde !

 

Veronica le savait qu’elle avait raison, mais elle ne l’apprendrait pas et Logan, non plus.

 

Veronica : Non, les siens sont beaucoup plus noisette que les tiens ! Allez va avec ton père !

Cindy : Mais t’es aveugle, Maman !

Veronica, s’énervant : Sûrement, allez va avec ton père !

Cindy, avant de sortir : Tout le monde me ment !! Vous êtes tous nuls !

 

Cindy sortit en furie de la pièce alors que Léo refermait la porte. Logan était encore sous le coup de cette rencontre du troisième type. La colère montait à nouveau en lui.

 

Logan : Mars, c’est pas beau de mentir, tu sais !

Veronica : Je ne voulais pas coursicuiter le FBI, Echolls !

Logan : Mars, tu sais bien que je ne parle pas de ça !

Veronica : Je ne te suis plus, Echolls !

Logan : Mars, je te parle de Cindy !

Veronica : Objection, Monsieur le Procureur Echolls ! Je ne vois pas le rapport avec l’enquête !

Logan : Mars, c’est ma fille !

Veronica : Echolls, je t’ai déjà dit qu’il ne fallait pas prendre tes désirs pour la réalité !

Logan, élevant la voix : Mars, elle a raison ! Elle a les mêmes yeux que moi ! J’avais l’impression de les voir dans un miroir ! Et elle a aussi cette petite dureté dans le visage qui faisait le charme de ma mère !

Veronica : …

Logan : Même dans son comportement, elle me ressemble !

Veronica : Tu délires complet, Echolls !

Logan, hors de lui : Très bien, Mars !

 

Hors de lui, il sortit du bureau de Veronica en faisant claquer la porte. Veronica sursauta. Elle rassembla ses affaires et sortit à son tour du bureau.

Neptune – Bureau du Sheriff

 

Veronica allait quitter le bureau du Sheriff quand Sachs l’interpella.

 

Sachs : Sheriff Mars, qu’est-ce qu’on fait du suspect ?

 

Logan apparut au moment même où Sachs prononçait ces mots. Si les yeux de Veronica avait pu lancer des éclairs, Sachs serait déjà mort foudroyé.

 

Logan : Dis-moi que c’est le suspect d’une autre affaire !

Veronica : Mais tout à fait !

Logan : Et pourquoi ai-je du mal à te croire ?

Veronica : Pour une fois que c’est TOI qui ne me crois pas ! C’est bien d’inverser les rôles de temps en temps !

 

Logan hésita entre la tuer sur place et éclater de rire.

 

Logan : Je pense que tu as besoin de relire le mandat, Mars !

Veronica : Sachs, appelle Cliff  et met notre suspect en salle d’interrogatoire ! J’arrive…

 

Veronica sortit sur le parking et se dirigea vers la voiture de Léo. Elle s’accouda à la fenêtre du côté passager.

 

Veronica : Je vais devoir assister à l’interrogatoire d’Adam Fiztpatrick. Vous allez encore devoir dîner sans moi !

Cindy : M’en fous ! T’es jamais là, de toute façon ! Je te déteste !

Veronica : Cindy, arrête avec ça !

Cindy : Je veux plus t’écouter !

 

Elle mit ses mains sur ses oreilles. Veronica soupira.

 

Veronica (VO) : Note pour plus tard : Tuer Logan Echolls !

Léo : C’est pas grave, Veronica… On a l’habitude…

 

Il se pencha et embrassa Veronica. Elle passa une main dans les cheveux de Cindy qui contra son geste. Elle se dirigea alors vers la salle d’interrogatoire. Sachs amena Adam. Il l’installa sur la chaise, dos à la fenêtre.

 

Adam : Le grand procureur Echolls ! Il est loin le temps où tu sauvais les jolies fesses de Mars au River Stix !

Logan : Adam, je pense, et la Sheriff Mars aussi, que tu n’as rien à voir dans cette histoire de meurtre. Par contre, là, où tu nous aiderais bien, c’est de nous dire ce que tu as vu, ce soir-là.

Adam : J’ai quoi en échange ?

Logan : Disons qu’on fait l’impasse sur le fait que tu étais là pour dealer. Si c’est ok avec la Sheriff Mars, bien sur !

Veronica : Oui, c’est ok avec moi.

Logan : Alors ?

Adam : Je n’ai rien vu.

Logan : Quelle heure était-il quand tu es passé près de la demeure d’Iren Lansing ?

Adam : 2h30-3h.

Logan : Veronica, à quelle heure le légiste a-t-il déterminé l’heure de la mort ?

Veronica : Entre 4h et 4h30.

Logan : Adam, tu n’as rien vu de particulier ? Une voiture ? De la lumière ? Un détail ?

Adam : Il y avait une voiture complètement défoncée à un pâté de maison. Je m’en rappelle bien parce qu’elle n’avait rien à voir avec toutes ces bagnoles de luxe, dernier cri !

Logan : Et en détail, ça donne ? Modèle ? Immatriculation ?

Adam : Une Ford Mustang Coupé bleu nuit, année 66. Je ne me rappelle pas de l’immatriculation.

Logan : David, tu vas de ce pas m’appeler tous les voisins des premières victimes ! (David quitta la pièce) Amandine

Amandine, le coupant : Je lance un appel à témoin pour quiconque se promenait dans le quartier au moment des viols. Je lance également une recherche dans la base de donnée de l’immatriculation aussi bien à San Francisco qu’à Neptune. Je revois également le profil du violeur/tueur avec ce nouvel indice !

Logan : Qu’est-ce que je ferais sans toi ?

Amandine : Tu t’ennuierais !

 

Amandine sortit de la pièce. Veronica bouillonnait en son for intérieur. Elle ne supportait pas cette complicité entre Amandine et Logan. Cliff fit son entrée.

 

Logan : Cliff ! Merci pour l’info.

Veronica : Quoi ?

Cliff : J’ai trouvé bon d’informer Le Procureur Echolls de ce meurtre, pour le bien de mon client.

Veronica : Comme si j’allais l’inculper de meurtre !

Cliff : Juste au cas où…

Veronica : Tu as encore des questions, Logan ?

Logan : Rien d’autres, Adam ?

Adam : Je suis sur de n’avoir vu aucune lumière allumée quand je suis passé près de sa baraque ! A part ça, c’est tout.

Logan : C’est bon pour moi.

Veronica : Tu es libre, Adam.

 

Elle joignit le geste à la parole et déverrouilla les menottes. Adam ne se fit pas prier et sortit de la salle d’interrogatoire.

 

Cliff : Bonne soirée à vous deux !

 

Cliff sortit à son tour.

 

Veronica : Sur ce, je te souhaite une bonne soirée !

Logan : Tes soirées ont l’air follement passionnante, Mars !

Veronica : Si tu veux, on échange ? Tu vas calmer un monstre de 8 ans avec des couettes blondes et un regard à vous faire fondre comme le chocolat sous le soleil du mois d’août, pendant que je vais boire une bière et m’envoyer en l’air !

Logan : Mars, si Léo t’entendait ! Mais j’oubliais que tout le monde n’a pas « Endurance » comme nom de code ! 

Veronica : Tu passes encore les portes, Echolls ?

Logan, avec un air mutin : Ca dépend lesquelles, dans quel sens et de mon humeur, Mars !

Veronica (VO) : J’en connais une qui va m’en faire baver à l’adolescence ! Enfin, si elle me reparle, un jour !

Veronica : Toujours autant de modestie, Echolls !

Logan : On peut échanger, mais ça dépends, c’est ma fille ou pas ?

Veronica, changeant de ton : Non, ce n’est pas ta fille !

Logan : Le sujet te rends bien trop agressive, Mars pour que justement ce ne soit pas le cas !

Veronica : Bonne soirée, Echolls !

 

Veronica planta Logan, là. Il aurait aimé avoir quelque chose à casser, mais il n’y avait rien. Il se contenta de prendre la copie du dossier d’Iren Lansing et de se diriger vers sa voiture de location.

 

Neptune – Appartement de Veronica

 

A son retour, Veronica trouva Léo entrain de tambouriner sur la porte de leur propre chambre. Elle posa ses affaires dans l’entrée.

 

Veronica, inquiète : Léo, qu’est-ce qui se passe ?!

Léo : Cindy s’est enfermée dans notre chambre avec l’idée de trouver que nous sommes des menteurs et que je ne suis pas son vrai père.

Veronica : C’est pas vrai !

Léo : Si ! Et je t’avais dit qu’il fallait enlever ce verrou !

Veronica, après quelques coups sur la porte : Cindy ! Ecoute-moi !

Cindy : Non !

Veronica : Léo, je ne peux pas lui dire…

Léo : Je crois qu’on a plus le choix….

Veronica : Elle va vouloir le voir après !

Léo : Et alors, Logan a l’air d’avoir changé, non ?

Veronica : Cindy ! Ouvre cette porte ! Sinon, avec Léo, on défonce la porte !

Cindy : Même pas cap ! T’es pas un super héros, Maman !

Veronica : Cindy, ne m’oblige pas !

 

Cindy avait allumé la télé et tomba sur Hollywood Stories. Même dix ans après, le reportage sur la famille Echolls était toujours autant rediffusé. Elle découvrit Logan, beaucoup plus jeune et ses erreurs de jeunesse. Elle doutait de plus en plus que Léo soit son vrai père.

 

Veronica : Cindy ?!

Cindy : …

Veronica : Cindy ?!

Léo: Je pense qu’à deux, le verrou sautera.

 

Veronica hocha la tête en signe d’approbation et ils s’élancèrent sur la porte. Les gonds usés cédèrent et ils s’écroulèrent en même temps que la porte. Cindy fut ébahi du spectacle qui s’offrait à ses yeux.

 

Veronica : Outch ! J’avais pas pensé que la porte céderait.

 

Ils se relevèrent et virent le désordre que la tornade Cindy avait provoqué dans leur chambre.  Veronica alla s’asseoir à côté de Cindy. Elle voulut la prendre dans ses bras, mais Cindy s’écarta.

 

Cindy, désignant la télé : C’est qui, lui ? (Et montrant la photo qu’elle avait trouvé au fin fond d’un tiroir) et eux ? Ils ont parlé d’elle dans l’émission.

 

Veronica soupira. Cindy avait trouvé la photo des quatre Fantastiques, cette fameuse photo du bal de promo qu’ils avaient passé dans une limousine. Veronica avait deux solutions dire la vérité et ce qu’il en coûterait ou mentir encore. Elle ne choisit aucune des deux voix, mais quelque chose entre les deux. Elle raconta la mort de Lily, ce qui s’était passé entre elle et Logan à l’époque et la brève histoire avec Léo. Elle lui expliqua tout jusqu’à son retour à Neptune, neuf plutôt. Elle ne modifia qu’une toute petite chose, sous le regard désapprobateur de Léo.

 

Veronica : Quand je suis revenue de Paris, j’étais seule et perdue. Léo était là. Il a fait revenir l’espoir et il y a eu, toi…

 

Cindy était perdue. Veronica semblait dire la vérité, mais il lui était impensable que Léo soit son père.

 

Cindy : J’ai demandé à Mamie si Léo était comme moi et elle a dit que non, pourquoi ?

Veronica : Parce que tu es comme moi !

Cindy : Tu mens ! J’ai demandé à Papi Keith et il a dit que tu étais une petite princesse !

Veronica : Et bien ça a du sauté une génération !

Cindy : Menteuse !!! Je te déteste !!!

 

Cindy se leva et voulut quitter la pièce. Veronica la rattrapa et la força à la regarder dans les yeux.

 

Veronica : Peu importe qui t’a donné tes gènes ! Ton papa, c’est Léo ! C’est lui qui t’a élevé et je me fiche que tu me détestes pour ça, parce que tu n’auras jamais de meilleur père que Léo !

Cindy, pleurant de rage et se débattant : Je veux savoir !!

 

Veronica la lâcha. Cindy la fixait toujours droit dans les yeux. Ses yeux étaient remplis de haine et de tristesse. Elle lui rappelait tant Logan dans ses moments-là ! Des larmes roulèrent sur les joues de Veronica. Elle ne supportait pas de la voir dans cet état, tout comme, à une certaine époque, où il en était de même avec Logan.

 

Veronica : Qu’est-ce que ça va changer, Cindy ?

Cindy : Je veux la vérité !

Veronica : Tu arrêteras de m’en vouloir ?

Cindy, se calmant : Oui…

 

Veronica prit une grande inspiration et lâcha la phrase fatidique.

 

Veronica : Oui, Léo n’est pas ton vrai père. C’est Logan, ton vrai père !

Cindy : …

Veronica : Ca ne doit rien changer à l’amour que tu portes à Léo. Il est plus ton père que Logan…

 

Veronica se mit à la hauteur de Cindy et l’a pris dans ses bras. Cindy se mit à pleurer. Veronica retenait ses larmes.

 

Veronica : Pourquoi tu pleures ?

Cindy : Je sais pas.

Veronica : Ma puce, je suis désolée…

 

Léo posa une main sur l’épaule de Veronica. Cindy posa sa tête sur la main de Léo.

 

Neptune – Résidences des Casablancas

 

Logan sonna à la porte. Dick lui ouvrit.

 

Dick : Mais qu’est-ce que tu fais là, Dude ?

Logan : Je viens te voir !

Dick : Allez entre !

 

Logan entra et ils s’installèrent sur le canapé. Mac entra dans le salon et s’installa à côté de Dick.

 

Logan : Où sont mes neveux et nièces ?

Mac : Ils dorment et on va faire en sorte que ça reste ainsi jusqu’à 7h demain matin !

Dick : Alors qu’est-ce qui t’amène dans notre bonne vieille Neptune ?

Logan : Une enquête.

Dick : Tu vas devoir travailler avec Veronica ?

Logan : Oui, vous auriez vu sa tête !

Mac, riant : Oui, je l’imagine même très bien !

Logan : J’avais envie de vous voir aussi et puis j’ai fait une petite découverte. J’espérais que vous pourriez m’éclairer.

Mac : Dis toujours !

Logan : Cindy

Mac : Oh !…

Dick : Je vois pas en quoi on pourrait t’être utile !

Logan : Pourquoi vous ne m’avez rien dit ?

Dick : Rien dit à propos de quoi ? Je ne te suis pas !

Logan : Toi, non, mais vu la tête que fait Mac, je pense qu’elle me suis très bien.

Mac : Je ne vois pas du tout de quoi tu parles…

Logan : C’est ma fille, oui ou non ? Veronica a refusé de répondre.

Dick : Ta fille ? C’est vrai qu’il y a une ressemblance, mais pourquoi elle ne t’aurait rien dit ?

Logan : Parce qu’elle croit que je l’ai trompé à Paris et que j’ai rompu avec elle… Alors, Mac ?

Mac : Logan, je ne suis au courant de rien. C’est vrai qu’avec Dick, on a toujours eu un doute, mais elle ne nous a jamais répondu sur ce sujet.

Logan, hors de lui : Mac, arrête !

Mac : Je peux pas faire ça…

 

Une larme roula sur la joue de Logan. Les divers événements de la journée l’avaient quelque peu chamboulé.

 

Logan : Si je l’avais su, ça aurait changé beaucoup de choses ! Je me serais battu pour garder Veronica…

Mac : Oui…

Logan : Oui, quoi ?

Mac : Oui, c’est ta fille !

Dick : Quoi ? Tu le savais depuis le début ?

Mac : Veronica est ma meilleure amie…

Dick : Et tu m’as rien dit ?

Mac : Tu te serais empressé de le dire à Logan.

Dick : Tu marques un point.

Mac : Ca va aller, Logan ? On n’a pas encore dîné, tu peux te joindre à nous, si tu veux.

Logan : Oui, ça me fera du bien.

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