Chapitre 6

Chapitre 6 : Pourquoi faut-il que les surprises soient toujours au rendez-vous ?!

 

Neptune – Résidence des Casablancas

 

Cindy et Veronica remontaient l’allée qui menait à la résidence des Casablancas. Veronica semblait tendue.

 

Cindy, trépignant d’impatience : C’est quoi cette surprise ?

Veronica : Une surprise !

Cindy : Maman !

Veronica : Si je te le dis, ce ne sera plus une surprise.

Cindy : Allez !!!

Veronica : Tu verras bien…

 

Veronica sonna et la gouvernante leur ouvrit.

 

La gouvernante : Bonjour Sheriff Mars et… (Changeant de ton) Cindy…

Veronica : Je vous ai déjà dit de m’appeler Veronica et Cindy a promis de bien se tenir, aujourd’hui.

La gouvernante : Vous connaissez le chemin.

 

Veronica acquiesça et se dirigea vers la piscine. Elle fut accueillit par Mac.

 

Mac : Hey !

Veronica : Tu vas bien ?

Mac : Bien ! Bon, j’ai dit à tout le monde pourquoi Logan est là pour éviter les malentendus, les gaffes et autres joyeusetés !

Veronica : Comment on réagit les autres ?

Mac : Ils n’ont pas été surpris et Weevil a promis de garder ses poings dans ses poches.

Veronica : Merci Mac.

Mac : De rien. Bon, je vais voir ce que font Mini-Dick et Mini-Mac, je ne les ai pas vu depuis 15 minutes et on sait ce qu’ils sont capables d’organiser en si peu de temps, surtout avec une partie du club des cinq !

Veronica : Oula, oui !

 

Mac rentra dans la maison et Veronica le chercha du regard. Il était assis sur un transat à côté de David et face à Amandine. Il était habillé d’un jean et d’un tee-shirt.

 

Veronica : Cindy ? Tu vois qui est là-bas ?

Cindy, surprise et pétrifiée : Oh ! Mais ?

Veronica : Oui, il sait qui tu es. Tu peux aller le voir, si tu veux.

Cindy : C’était ça, ma surprise ?

Veronica : Oui, tu es déçue ?

Cindy : Non ! Non !

Veronica : Je peux te laisser ?

 

Cindy hocha la tête en signe d’approbation. Pour la première fois en huit ans d’existence, Cindy Mars se retrouvait pétrifiée, sans pouvoir faire un pas. Elle, qui n’avait jamais peur de rien, se trouvait intimidée et restait là sans bouger, rêvant d’un trou de souris pour se planquer. Veronica s’approcha de Logan et s’installa à côté d’Amandine.

 

Veronica : Ne te retourne pas, Logan ! Laisse-moi savourer le fait que Cindy est intimidée par quelque chose !

Logan : Je l’intimide ?

Veronica : Faut croire !

Amandine : La bonne nouvelle, c’est que tu fais le même effet à la mère qu’à la fille !

 

Logan esquissa un sourire et Veronica s’empourpra. Le reste du club des cinq se regroupa autour de Cindy.

 

Lynn : Qu’est-ce que tu regardes comme ça ?

Cindy, montrant Logan du doigt : Lui !

Lynn : Mais c’est Tonton Logan ! C’est vrai qu’il est mignon !

Victoria : Mais il est trop vieux pour toi, Cindy !

Cindy, roulant les yeux vers le ciel : Mais non ! C’est mon Papa !

Lynn, Maria, Victoria et Jessica : Hein ?!

Cindy : Deux !

Jessica : Mais qu’est-ce que tu racontes ?!

Cindy : Barbie avait raison. Léo n’est pas mon vrai papa. C’est lui, mon vrai papa…

Maria : Et pourquoi tu restes plantée, là ?

Cindy : Je réfléchis !

Victoria : Cindy Mars, aurait-elle peur ?

Cindy : Non !

Lynn, Maria, Victoria et Jessica, hurlant : Cindy Mars a peur ! Cindy Mars est une poule mouillée !

 

Logan tourna la tête vers le petit clan. Cindy s’empourpra et fit un magnifique plongeon dans la piscine, sous les éclats de rire de ses copines.

 

Logan, à Veronica : Elle fait souvent ça ?

Veronica : A chaque fois ! En général, elle ressort à l’autre bout où je l’attends pour la disputer d’avoir encore massacrer une tenue !

Logan : Je peux ?

Veronica : Je t’en prie ! (Lui tendant une serviette qu’elle venait de sortir du sac à dos qu’elle avait emmené) Tiens, ça pourrait être utile !

 

Logan attrapa la serviette et se dirigea à l’autre bout de la piscine. Une main se tendit au-dessus de l’eau. Cindy, sans trop se poser de question, l’attrapa. Elle garda les yeux fermés sachant que Veronica la priverait de télé ou de dessert, voir des deux, pour les 3 semaines à venir. Au final, elle ne mangeait pas souvent des desserts et regardait rarement la télé. Cependant quelque chose la surprit. Ce n’était pas la force de Veronica, ni même sa main. Une fois sur le sol, Cindy ouvrit les yeux. Logan, passant une serviette sur ses épaules, se tenait devant elle. Elle faillit en retomber dans la piscine.

 

Logan, souriant : Hey ! J’espère que tu surfes aussi bien que tu nages !

Cindy, se détendant : J’ai pas le droit de faire de surf !

Logan : Pourquoi ?

 

Cindy tendit le menton en direction de Veronica.

 

Logan : Ah ! Je vois…

Cindy : Elle m’interdit toujours ce qui est marrant !

Logan, riant : Je vais voir ce que je peux faire pour le surf.

 

Il lui fit un clin d’œil.

 

Cindy, réfléchissant à 100 à l’heure : Mais tu fais du surf ?

Logan : Oui, il y a des vagues à San Francisco ! Rien à avoir avec celle de Neptune, mais quand même ! Viens, je pense que la petite blonde là-bas veut te parler.

Cindy : Oui, je sais, je vais encore être privé de télé ou de dessert !

 

Logan ne pu s’empêcher de rire et ils se dirigèrent vers Veronica.

 

Veronica : Cindy Mars !

Logan : Echolls !

Veronica : Hein ?

Logan : Cindy Mars Echolls!

Veronica : C’est pas le moment, Echolls! Cindy !

Cindy, prenant un air angélique : Oui ?

Veronica : Qu’est-ce que j’ai dit à propos des piscines ?

Cindy : Que c’est marrant ?

Veronica : CINDY !

Amandine : Logan sort de son cerveau, tout de suite !

Veronica : Cindy, tu prends ce sac, tu t’arranges avec la gouvernante pour faire sécher tes affaires et la prochaine fois que tu sautes dans cette piscine, c’est en maillot de bain, compris ?

Cindy : Je suis pas punie, alors ?

Veronica, lançant un regard à Logan : Disons qu’aujourd’hui est un jour particulier…

 

Cindy ne se le fit pas dire deux fois. Elle attrapa le sac et partit en courant à l’intérieur de la maison, suivie de sa troupe.

 

Logan : Mars, pourquoi tu lui refuses le surf ?

Veronica : Elle a suffisamment de points communs avec toi ! Et puis Dick n’emmène que Mini-Dick surfer. Pas de filles !

Logan : Je peux l’emmener si tu veux. Enfin, si j’ai le droit de passer du temps avec elle.

Veronica : Oui, tu peux passer du temps avec elle. Tu ne serais pas là, sinon, mais pas de surf !

Logan : Je peux savoir pourquoi ?

Veronica : C’est pour éviter qu’à 16 ans, elle n’aille faire des virées à Tijuana pour surfer et se taper le premier mexicain qui passe !

Logan : Ah la jeunesse ! C’était fun, fun, fun !

Veronica : Tu ne vas plus à Tijuana ?

Logan : Je n’ai pas mis les pieds à Tijuana depuis que j’ai quitté Neptune pour mon île et qui te dit qu’elle ne fera pas des virées à San Francisco pour surfer avec son père ?

Veronica : Personne, mais je n’ai pas vraiment envie de le savoir et dois-je te rappeler comment tu étais à 16 ans ?

Logan : C’est sur que je n’étais pas un model, mais ce n’est pas le surf qui changera quelque chose à son nom de code !

Veronica : Petite peste avec des couettes ?

Logan : Non, Mars, ça c’est le tien !

Amandine : Ca va être long comme surnom : Blonde, petite, qui sent les marshmallows et les promesses et dont le nom de code est « Endurance ».

Logan, amusé : Ca résume bien !

Veronica : C’est facile pour toi ! Tu auras la meilleur part de l’histoire !

Logan : C’est ton choix, Mars !

Dick : A table !!

 

Veronica ne répondit rien et ils se dirigèrent vers la grande table dressée près de la piscine.

 

Dick : Vous vous souvenez tous de Logan. A sa droite, c’est David et en face de lui, c’est Amandine, ses agents. Logan, à ta gauche, c’est Elena, la femme de Weevil.

Logan : Enchanté !

Weevil : Doucement, Echolls !

Logan : Je n’ai encore rien fait.

Elena : Comme si je pouvais avoir des yeux pour quelqu’un d’autre que toi, Eli ?

Weevil : C’est vrai, j’oubliais !

 

Sept enfants s’attablèrent à côté d’Amandine et David. Mini-Dick voulut s’asseoir à côté d’Amandine, mais Cindy ne pensait pas la même chose.

 

Cindy : Dégage, le déchet !

Mini-Dick : La ferme, la fouine !

Cindy : Elle est trop vieille pour toi !

Mini-Dick : Et toi, t’es trop petite !

Cindy, commençant à serrer les points : Je ne suis pas petite !

Dick : Logan ! Laisse tranquille la très sexy Amandine !

 

Mac foudroya Dick du regard et il lui renvoya une expression semblant dire « Mais quoi ? »

 

Logan : Mais j’ai rien fait !

Dick : Non, je parlais à Mini-Dick !

Logan : Je m’y ferais jamais à cette histoire de prénom !

Dick : Logan ! Laisse ta place à Cindy avant qu’elle ne te ridiculise !

Mini-Dick : C’est parce que je la laisse gagner !

Dick : Va jouer les grands princes en bout de table !

 

Mini-Dick, non sans ronchonner, se mit en bout de table face à Mini-Mac pendant que Cindy s’installa à côté d’Amandine.

 

Amandine : Logan, rappelle-moi pourquoi on s’est mis en bout de table ?! 

Elena : Tu n’aimes pas les enfants ?

Amandine : J’ai une tête à aimer les enfants ?

Logan : Faut s’en méfier, elle pourrait les noyer un à un dans la piscine !

Cindy, rigolant doucement : On l’aura mis dans la piscine, bien avant !

Mac : C’était ça votre plan d’action du jour ? Mettre Amandine dans la piscine ?

Lynn : Maman, arrête de chercher !

Mac : Ce n’est pas moi qui va être punie à vie, donc peu importe ce que vous mijotez en fait.

Les 7 : Même pas peur !

Mac : Amandine, tu as ma bénédiction pour les noyer dans la piscine !

Amandine : Ne me tente pas, Mac !

Logan : C’est toujours comme ça ? Enfin, je veux dire qu’ils passent leur temps à faire des « bêtises » ?

Veronica : Pas besoin de mettre bêtises entre guillemet !

Logan : C’est juste que je trouve leurs « bêtises » marrantes. Enfin, c’est des petites blagues de gamin. Et ne me dis pas que les petites tortures qu’inflige Cindy à Madison Jr ne te font pas plaisir ! Tu aurais adoré en faire autant à Madison !

Cindy : C’est vrai, ça, Maman ?

Veronica : Non, c’est faux !

Logan : C’est ça, Mars ! Tu as le droit d’essayer de t’en convaincre !

Veronica : …

Cindy, surprise : Maman ne répond pas ?! Comment tu fais ?!

Veronica : Oh ! Ca suffit, Mademoiselle « Je n’ai peur de rien sauf de parler à mon papa » !

Cindy, rougissant violemment : Tu racontes n’importe quoi ! Et puis lui, il est marrant, pas comme toi !

Amandine : Qu’est-ce que je disais ?! Le même effet sur la mère que la fille ! Logan, le tombeur de ces dames !

 

Veronica foudroya Logan et Amandine du regard et quitta précipitamment la table, en direction de la maison d’invités.

 

David : Jamais tu la fermes, Amandine ?

Logan : Non, c’est pas sa faute, d’accord ! Mars a un problème avec notre pote « second degré » quand il s’agit de moi.

Keith : Admets que tu n’en rates pas une, non plus !

Alicia : Keith !

Logan : Laissez tomber, Alicia. La rancœur de Monsieur Mars n’a fait qu’accroître avec les années, alors un peu plus, un peu moins…

Keith : Tu l’as abandonnée au moment où elle avait le plus besoin de toi !

Logan : Euh ?? Pardon ? J’ai du raté l’épisode où je l’avais abandonné, voir la saison complète !

Keith : A Paris, c’est bien toi qui a rompu ?

Logan : Oui et ?

Keith : Le soir où elle t’a annoncé pour Cindy !

Logan, sentant la colère montée : Elle ne vous a quand même pas dit que je l’avais quitté après avoir su ?

Wallace : Si, j’étais contre cette idée, mais tu la connais ! Elle a fait ça pour ne pas décevoir son père…

 

Logan, hors de lui, ne laissa pas le temps à Keith de répondre et se dirigea vers la maison d’invités.

 

Keith : Qu’est-ce que tu racontes, Wallace ?

Wallace : Elle a cru qu’il l’avait trompé avec Amandine. Ils se sont disputés et Logan a rompu. Il a appris l’existence de Cindy, en la voyant, il y a quelques jours de ça !

Dick : Je ne lui en ai jamais parlé, non plus, parce que pour moi, c’était la fille de Léo, et Veronica est un sujet tabou, chez Logan.

Mac : Logan nous a avoué que s’il avait su, il se serait battu pour Veronica, pour Cindy et pour eux !

Amandine : Il me l’a dit aussi et je confirme qu’elle ne lui a jamais dit pour Cindy. Ils ont rompus devant moi au milieu de mon salon.

 

Keith, sonné par tant de déclarations, ne trouva rien à répondre. Il éprouva le besoin d’aller faire un tour. Il détestait la sensation qui s’était noué au creux de son estomac. D’abord de la colère, puis de la déception. Elle n’avait jamais rien dit à Logan et elle lui avait menti : comment avait-elle pu lui faire ça ? Il se leva et partit vers la maison principale.

 

Alicia : Keith ! Attends !

Keith : Non, ça va aller, Alicia… J’ai besoin d’aller faire un tour. C’est tout. Ne t’inquiète pas.

 

Ils échangèrent un regard et elle comprit qu’il lui fallait d’abord voir ça avec lui-même, avant de voir ça avec elle.

 

Jackie : Wallace, tu trouves encore le moyen de manger dans un moment pareil ?

Wallace, un pilon de poulet grillé dans la main : Je trouve ça mignon que tu t’en étonnes encore au bout de dix ans !

Mac : Les enfants ?

 

Ils tournèrent la tête vers Mac.

 

Mac : Si vous alliez jouer ou trouver un nouveau plan machiavélique ?

 

Ils ne se le firent pas dirent deux fois. Ils se levèrent touts d’un bond et se précipitèrent dans la maison, non sans emmener un peu de nourriture.

 

Mac : Je suis désolée de la tournure de ce barbecue, mais j’ignorais que Veronica avait menti à son père !

Wallace : Je lui avais dit que ce n’était pas une bonne idée !

Weevil : Elle n’écoute jamais rien !

Mac, fixant Dick : J’en connais un autre que tout ça n’empêche pas de manger !

Jackie : Ils font vraiment la paire, c’est deux-là !

Dick, la bouche pleine : Hey ! On ma pwa waché ta !

Mac : Je ne t’ai pas déjà appris que ce n’est pas poli de parler la bouche pleine ?!

Dick : On va pas gâcher ça ! Ils finiront bien par ce réconcilier tous ! De toute façon, Miss Marshmallows et Mr OPJ ne peuvent pas rester cinq minutes au même endroit sans se taper dessus ou se jeter l’un sur l’autre, alors pourquoi ça m’empêcherait de manger ?

Wallace : Dick a raison !

Dick : Dick a toujours raison !

 

Mac lança une tape au dos de la tête de Dick.

 

Dick : Dick aime sa femme aussi !

Mac : Mac va manger un pilon de poulet avant de te taper avec l’os qui restera !

Dick : Je t’aime, Cindy « Mac Q » Mackenzie Casablancas !

 

Dick déposa un baiser sur les lèvres d’une Mac rougissante. Personne ne vit Cindy se faufiler vers la maison d’invité, une clé à la main.

 

Neptune – Intérieur de la Résidence des Casablancas

 

Le club des cinq, Mini-Mac et Mini-Dick étaient rassemblés sur le palier de l’étage. Cindy faisait les cents pas.

 

Victoria : Cindy ? Tu as une idée, j’en suis sure !

Cindy : Oui ! Veronica ?

Mini-Mac : Oui ?

Cindy : Pourquoi la maison d’invité est ouverte ?

Mini-Mac : Juste la porte de devant, toujours quand on reçoit des gens, pourquoi ?

Cindy : Et les fenêtres ?

Mini-Mac : Toutes fermées de l’intérieur par une clé, pourquoi ?

Cindy : Tu sais où se trouvent les clés ?

Mini-Mac : Des portes et des fenêtres ?

Cindy : Oui.

Mini-Mac : Oui, pourquoi ??

Cindy : Je vais enfermer mes parents dedans !

Mini-Dick : Elle est folle !

Cindy : La ferme, le déchet !

Lynn : Mais pour quoi faire ?

Cindy : Pour qu’ils se réconcilient ! Veronica, je veux ces clés !

Mini-Mac : J’ai quoi en échange ?

Cindy : Tu n’as rien fait. J’ai fait ça seule !

Mini-Mac : Je vais encore être punie pour une éternité !

Cindy : Allez !!!

Mini-Mac : Arrête de me regarder comme ça ! C’est bon j’y vais.

 

Ils suivirent tous Mini-Mac. Elle ouvrit un placard et décrocha la clé de la fameuse maison. Elle tendit la clé à Cindy.

 

Jessica : Et si jamais les parents se dirigent vers la maison ?

Cindy : Le plan d’origine !

 

Cindy sortit discrètement de la maison et ils la regardèrent se diriger vers la maison d’invité.

 

Neptune – Maison d’invité de la Résidence des Casablancas

 

Veronica s’était assise sur un canapé et essayait de se calmer. Elle n’avait jamais imaginé revoir Logan, un jour, ni même le moindre événement qui en avait découlé. Elle savait qu’il serait toujours moins sévère et plus affectueux avec Cindy qu’elle ne l’avait jamais été. Logan fit son apparition quelques minutes après. Elle se leva.

 

Logan : Mars !!!

Veronica : Qu’est-ce qui t’arrive encore, Echolls ?!

Logan : Qu’as-tu raconté à ton père ?!

Veronica : Rien !

Logan : Veronica !!

Veronica : Bon, d’accord ! Je lui ai donné une raison de te haïr pour l’éternité !

Logan : Pourquoi ?

Veronica : …

Logan : Veronica ?!

Veronica : Je savais qu’il serait déçu en apprenant que je n’avais pas eu le courage de te le dire et qu’il aurait pensé la même chose que tout le monde, que tu ne m’avais pas trompé et que j’avais choisi la solution de facilité…

Logan : Enfin, on y vient ! Tu n’as jamais réellement eu l’intention de me le dire !

Veronica : Non ! J’avais l’intention de te le dire, mais…

Logan : Mais tu n’as vu que ce que tu voulais voir !

Veronica, une larme roula sur sa joue : J’ai eu peur ! Je n’avais jamais été aussi effrayé de ma vie !

Logan : Veronica…

Veronica : J’ai eu peur que tu ne restes avec moi que pour notre enfant, que ça ne marche pas entre nous ou que tu le prennes mal et que tu rompes avec moi…

 

Veronica baissa la tête pour cacher ses larmes. Elle n’avait plus jamais craqué depuis ce fameux jour dans l’ascenseur. Il vint la prendre dans ses bras. Il passa sa main sous son menton et lui releva la tête pour croiser son regard. Il essuya ses larmes. Elle posa ses lèvres sur les siennes, toujours poussé par cet instinct. Il lui rendit son baiser. A cet instant, Cindy s’apprêta à fermer la porte, lorsqu’elle les vit. Elle ne savait plus quoi faire. Devait-elle fermer cette porte ou foncer dans le tas ? Elle voulait les réconcilier, mais pas de cette manière-là. Quelque chose la dépassait. La clé fit du bruit dans sa main et Logan et Veronica regardèrent dans sa direction. Le premier instinct de Cindy fut d’attraper la porte et de la refermer. Veronica s’éloigna de Logan.

 

Veronica : Cindy !

 

Elle les enferma à l’intérieur. Logan sentit que Veronica pestait intérieurement.

 

Logan : C’est pas grave, on va sortir par la fenêtre.

Veronica : Les fenêtres sont verrouillées par une clé qui se trouve dans le trousseau que Cindy avait dans la main !

Logan : Dans un sens, je la reconnais très bien en toi, là !

Veronica : C’est pas le moment, Echolls !

 

Veronica sortit son portable de sa poche. A l’extérieur, le portable de Mac sonna au même moment qu’ils virent Cindy courir vers la résidence.

 

Mac : Dites-moi que ce n’était pas une clé dans sa main !

 

Elle décrocha son portable.

 

Mac : Oui, Veronica ? Laisse-moi deviner ! Vous êtes enfermés dans la maison d’invité ?

Veronica : Oui, c’est ça, comment tu sais ?

Mac : Je viens de voir Cindy passer avec une clé dans la main.

Veronica : Dis-moi que tu as un double ?

Mac : Non, on l’a égaré ! Mais je vais trouver une solution et profitez-en pour discuter.

Veronica : C’est ça, Mac ! Dépêche-toi !

 

Mac raccrocha et le petit groupe commença à se diriger vers la maison d’invité. Les enfants vinrent leur barrer la route et les encerclèrent.

 

Dick : Poussez-vous les enfants !

Mini-Dick : On a un truc à vous montrer dans la maison !

Mac : A d’autres !

 

Ils se mirent tous, non sans peine, à les tirer et les pousser vers la maison en criant des « Non » et des « Mais venez ! ». Aucun des adultes ne se rendit compte qu’en fait, ils se dirigeaient droit vers la piscine. Trente secondes plus tard, les enfants s’écartèrent, prirent un semblant d’élan et poussèrent les parents qui se trouvaient au premier plan de toutes leur forces, ce qui eut un effet domino et tout ce beau monde se retrouva immerger dans la piscine. Les enfants, riant à tout rompre, en profitèrent pour décarpiller. Amandine et David qui n’avait pas bougé de la table, les regardèrent en riant à gorge déployée.

 

Mac, sortant de la piscine : Pourquoi on se fait tout le temps avoir par des gamins pas plus haut que trois pommes ?!?!

Elena, à sa suite : Là, ils ont rivalisé d’imagination. Ils ne nous avaient encore jamais tous mis d’un coup dans la piscine !

Amandine : On l’a un peu vu venir, mais on s’est dit que ce serait bien plus marrant de les voir arriver à leurs fins !

Jackie : Jamais elle la ferme ?!

David : Jamais !

Amandine : Méfie-toi où tu pourrais finir dans la piscine, toi aussi !

Mac : Je vais les punir jusqu’à la fin de leurs jours !

 

Ils sortirent de la piscine.

 

Mac : Dick, tu peux appeler un serrurier, histoire de libérer le couple épique ? Je n’ai pas envie de courir après Cindy.

Amandine : Il y a plus simple.

Mac : Comment ça ?

Amandine : L’une de vous a une épingle à cheveux ?

Jackie, décrochant une épingle de ses cheveux : Tiens !

Amandine : Merci !

 

Les parents se dirigèrent vers la maison pour se changer et trouver leurs charmantes progénitures. Amandine se dirigea vers la maison, David à sa suite, et après un habile maniement de l’épingle à cheveux, réussit à ouvrir la porte.

 

David : Où as-tu appris ça ?

Amandine : J’oubliais souvent mes clés et tu ne veux pas connaître la suite.

David : Un lien avec ton goût pour les bad boys ?

Amandine : Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles !

 

Ils ouvrèrent la porte et découvrirent Logan et Veronica encore entrain de s’embrasser. Quelques minutes plutôt, Logan s’était à nouveau rapprocher de Veronica et ils avaient encore déraillé. A croire qu’il existait un aimant qui attirait inlassablement leurs lèvres.

 

Amandine : Faudrait pas en faire une habitude, non plus !

 

Logan et Veronica s’écartèrent à nouveau.

 

Logan : Et arrêter de nous interrompre, c’est possible aussi ?

Amandine : Rien ne t’empêche de nous fiche dehors et de fermer de l’intérieur !

Veronica : Si, il y a moi.

 

Veronica sortit de la maison.

 

Amandine : Tu aimes, Veronica !

Logan : Je vois pas le rapport avec la situation.

Amandine : Elle trouve le moyen de t’humilier et tu te précipites sur ses lèvres : tu ne crois pas qu’il y a un problème ?

Logan : Ca suffit, Amandine ! Laisse-moi avec ça !

Amandine : Non ! Je ne crois pas au destin et à toutes ses conneries, mais tu ne crois pas que c’est une chance qui t’ait offerte de tout recommencer avec Veronica ?!

Logan : Elle ne voudra jamais !

Amandine : Elle a juste autant la trouille que toi !

 

Logan ne voulait plus parler. Il franchit la porte. Amandine et David suivirent son exemple. Dehors, les autres avaient rejoint la table. Ils les rejoignirent.

 

Logan : Qu’est-ce qu’on a raté ?

Veronica : Ils sont privés de télé, de dessert et de sortie !

Logan : A vie ?

Veronica : Non, pour le mois, malheureusement !

Logan : Cindy est même privée d’une sortie avec son père ?

Veronica : Ca dépend ce que tu entends par là ?

Logan : Il n’y aura pas de surf, si c’est ça qui t’inquiète.

Veronica : Je n’en crois pas un mot, mais va pour une sortie avec son père, du moment que tu me la ramène pour l’heure du coucher.

Logan : Merci, Mars.

Veronica : Mais de rien, Echolls.

 

Ils finirent le repas en parlant de tout, de rien et de ce qu’ils étaient tous devenus.

 

Neptune – Plage de Neptune

 

Logan gara la voiture de location sur le parking de la plage. Il sortit de la voiture et aida Cindy à en descendre. Il lui prit la main et ils se dirigèrent vers le magasin de sport de l’autre côté du parking.

 

Cindy : Qu’est-ce qu’on fait là ?

Logan : C’est une surprise, même si Mars va me tuer !

Cindy, trépignant d’impatience : On va faire du surf ?!!

Logan, amusé : Oui !

 

Logan loua le matériel nécessaire et ils prirent la plage d’assaut. Cindy n’ayant jamais réellement fait de surf, Logan commença par lui apprendre les bases en dehors de l’eau : comment se tenir sur sa planche, comment se relever, etc. … Vint enfin le moment d’aller dans l’eau. Cindy, pourtant si intrépide, se fut un peu réticente face à ses immenses vagues qui déferlaient. Elle resta quelques instants à regarder Logan prendre possession des vagues. Il était dans son élément naturel. Il n’avait pas vraiment le temps à San Francisco de faire du surf et les plages ne ressemblaient en rien à celle de Neptune : trop de touristes à son goût. Il n’avait pas ressenti ça depuis des années : cette sensation de liberté et d’ivresse. Après quelques vagues, il revint vers Cindy.

 

Logan : Il va falloir te lancer !

Cindy, hésitante : Oui…

Logan : Veronica n’a jamais réussi à faire de surf !

Cindy, surprise : Elle a essayé un jour ?

Logan : Oui !

Cindy : Elle a fait des trucs marrants ?

Logan : Les toilettes des filles au lycée étaient son « QG » !

Cindy : Comme moi !

Logan, amusé : Elle savait aussi très bien retardé les choses, comme tu le fais, là, tout de suite pour ne pas aller prendre une vague !

Cindy, lui donnant un coup de poing dans le bras : C’est pas vrai !

Logan : Outch ! Elle aimait bien faire ça, aussi !

Cindy, comme déçue : Elle est pas comme ça pourtant…

Logan : Oui, je sais bien. Bon, tu te lances ou pas ?

Cindy : Oui !

Logan : Tu me suis et je te guide, d’accord ?

Cindy : D’accord !

 

La première tentative de Cindy fut une catastrophe. Elle était à peine debout sur sa planche qu’elle se fit emporter par la vague. Loin de se laisser abattre pour si peu, elle retenta de prendre une vague. Elle eut un peu plus de chance : bien que chancelante, elle réussit à tenir quelques secondes sur sa planche mais finit malgré tout par en tomber et à être à nouveau emporter par la vague. Elle n’avait pas peur. Elle en riait et Logan avec elle. La troisième fois fut la bonne. Elle traversa le tube avec une aisance sans pareil, trouvant instinctivement les bonnes positions pour ne pas être emportée par la vague, comme si elle était née pour ça et avait fait ça depuis toujours. Elle ressortit du tube toute fière et devant un Logan, plus que ravi. Elle était définitivement bien sa fille. Ils passèrent le reste de la journée à surfer ensemble et des fois sur la même planche. Ils regardèrent le soleil se coucher assis sur la planche de Logan. Elle frissonnait un peu, alors il la serra dans ses bras pour la réchauffer. Il n’arrivait pas à croire à quel point il était déjà autant attaché à elle. Il ne la connaissait que depuis deux jours et elle était presque instantanément devenue la personne la plus importante de sa vie. Lui, qui n’avait plus de famille, s’était découvert une fille et l’avait aimé à la minute même où il l’avait vu. C’était sa fille, son sang, une partie de lui. Il lui serait difficile de quitter Neptune, encore plus difficile que d’habitude. Ils finirent par sortir de l’eau et ils se changèrent. Après avoir rendu le matériel, Logan emmena Cindy au Java The Hut où ils dévorèrent un énorme hamburger et un milk shake tout aussi impressionnant. Une fois dans la voiture, bercée par les vibrations de la voiture et par toutes les émotions de la journée, Cindy s’endormit.

 

Neptune – Appartement de Veronica et Léo

 

Logan, tenant une Cindy aux cheveux encore un peu mouillés et endormie dans ses bras, sonna à la porte de Veronica. Elle lui ouvrit. Logan s’empressa de parler avant qu’elle ne réveille Cindy.

 

Logan, chuchotant : Chut ! Tu me feras des reproches plus tard, Mars !

Veronica, chuchotant : Entre ! Sa chambre, c’est tout droit au fond du couloir.

 

Logan, suivi de Veronica, traversa le couloir et entra dans la chambre de Cindy. Il la déposa dans son lit, posa un baiser sur son front et laissa Veronica lui enlever ses baskets. Elle monta la couette sur elle et déposa à son tour un baiser sur son front. Ils sortirent de sa chambre et Veronica ferma la porte. Ils se dirigèrent vers le salon et restèrent debout en plein milieu de celui-ci.

 

Veronica : Echolls ! J’avais dit pas de surf !

Logan : Mars, arrête ! Tu l’aurais vu ! Elle était si heureuse !

Veronica : Echolls ! Je te déteste !!!

Logan : Mais c’est quoi ton problème, Mars ?!

Veronica : Tu es tout ce que je ne serais jamais pour elle !

Logan : Veronica, ne dis pas ça ! Elle t’aime plus que tout ! Laisse-là t’atteindre, ouvre-toi à elle. Elle n’attend que ça ! Je lui ai raconté quelqu’une de tes frasques d’adolescente, tu aurais vu son visage… Il s’est illuminé !

Veronica : Je dois lui donner l’exemple !

Logan : Ce n’est pas pour autant que tu dois être parfaite, sans faille !

Veronica, éclatant en sanglot et en tombant à terre : Je ne suis pas une bonne mère…

 

Logan s’agenouilla à ses côtés et la prit dans ses bras. Il la berça.

 

Logan : Non. Tu as juste voulu la protéger.

 

Veronica ne trouvait plus les mots. Elle l’avait enfin exprimé. Elle ne sentait pas comme une bonne mère. Elle n’était jamais là. Elle ne faisait que lui interdire les choses ou la disputer. Elle n’avait presque jamais de geste affectueux en vers elle. Elle avait instauré une sorte de distance entre elles et elle ne savait plus comment en sortir. Maintenant que Logan était là, les choses étaient encore plus dures, comme s’il agissait en révélateur sur elle.

 

Veronica : Tu ne vas pas la laisser ? Tu reviendras la voir ?

Logan : Oui, le plus souvent possible ! Et elle viendra à San Francisco, aussi !

Veronica : Je suis désolée, Logan ! Je n’aurais pas du te le cacher…

Logan : C’est pas grave, Veronica…

 

Veronica leva la tête et leurs yeux se croisèrent. D’un même élan, ils s’embrassèrent. Cette fois, personne ne les arrêterait. Leurs vêtements volèrent au travers de la pièce. Malgré les années, l’alchimie était toujours là. Logan savait toujours où et comment titiller Veronica. Il n’y avait que lui qui savait comment réellement emmener Veronica ailleurs, loin de tout, trouvant à chaque fois, une nuance de plaisir différent, faisant monter le désir en pression pour la guider vers les recoins les plus insoupçonnés d’elle-même. Il la prit à même le sol dans une osmose totale et une vague de plaisir qu’auquel, ni l’un, ni l’autre, n’avait goûté depuis bien des années. Ils prolongèrent leurs étreintes jusqu’au bout de la nuit, explorant l’appartement de Veronica d’une nouvelle façon. Ils finirent leur folle nuit dans le canapé, mêlant tendresse, volupté et sensualité, jusqu’à ce que le sommeil les emporte à son tour.

 

Neptune – Appartement de Veronica et Léo

 

Veronica se réveilla seule dans le canapé du salon, avec une couverture sur elle. C’est à ce moment précis qu’elle pensa enfin à Léo et comprit que ça ne pouvait définitivement plus durer ainsi. Elle se leva, s’enroula dans la couverture et la vision qu’elle eut dans la cuisine, la laissa muette d’étonnement. Elle avait pensé que Logan avait mis les voiles depuis longtemps. Elle s’était trompée. Il était là, en caleçon et tee-shirt, entrain de préparer le petit déjeuner.

 

Logan : Mars, tu croyais quand même pas que je l’allais t’abandonner, comme ça ?!

Veronica : Non, c’est plus mon genre, ça !

Logan : Mars admet des choses ! Il va neiger !

Veronica : Ca va, hein !

 

Elle lui tira la langue et sortit de la cuisine et alla enfiler un bas de jogging et un tee-shirt. Elle fit un détour par la salle de bain. Cindy entra à son tour dans la cuisine et fut tout aussi surprise que Veronica de voir Logan là, dans cette tenue, préparant un petit déjeuner.

 

Logan : Hey, mais c’est ma petite princesse !

Cindy, s’asseyant à table : Je ne suis pas une princesse, d’abord !

Logan : Et je dois t’appeler comment, alors ?

Cindy : Je sais pas.

Veronica, faisant irruption dans la cuisine : Elle aime bien « ma puce ».

Logan : Donc j’ai le droit de t’appeler « ma petite puce » ?

Cindy : C’est mieux. Qu’est-ce tu fais là ?

Veronica, s’asseyant à côté de Cindy : On a discuté une bonne partie de la nuit et j’ai proposé à Logan de dormir sur le canapé, parce qu’il était tard.

Cindy, pas si naïve que ça : Si tu le dis, Maman !

 

Logan laissa échapper un petit rire. Il servit du bacon aux deux femmes de sa vie, même si l’une d’elle ne le savait pas encore, et ils déjeunèrent en parlant de tout et de rien.

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