Chapitre 8

Chapitre 8 : Les coups bas, il n’y a que ça de vrai !

 

Bureau du Sheriff – Neptune

 

Logan faisait face au suspect. Veronica se tenait dans un angle de la pièce, tout comme David. Le suspect correspondait au profil qu’avait établi Amandine. Il semblait vivre dans la rue depuis longtemps et son état plus que douteux laissait penser au trio de choc qu’il n’était pas leur homme.

 

Logan : Pourquoi refusez vous de ne nous donner votre identité ?

Suspect : Vous n’allez pas tarder à le savoir vu que vous avez pris mon ADN !

Logan : Très bien et que faisiez-vous, il y a deux nuits de ça ?

Suspect : Me rappelles pas !

Logan : Où étiez-vous ?

Suspect : A San Francisco ! Comme chaque soir depuis des années.

Logan : Quelqu’un peut le confirmer ?

Suspect : Sûrement !

Logan : Mais encore ?

Suspect : D’autres gens comme moi, mais s’ils boivent autant que moi, ça va être difficile !

 

Logan soupira. Il n’en tirerait rien.

 

Logan : Veronica ? Tu peux le mettre en cellule, le temps qu’on découvre son identité ?

Veronica : Avec plaisir !

 

Veronica sortit de la salle d’interrogatoire et interpella Sachs qui conduisit l’homme en cellule.

 

David : Ce n’est pas notre homme.

Logan : Non, tu crois ?

Veronica : Pourquoi l’ont-ils arrêté ?

David, tendant un dossier à Logan et Veronica : Il ressemble comme deux gouttes d’eau à Marc Bost.

Veronica : D’ailleurs pourquoi Marc Bost est fiché ?

David : Vol de voiture aggravé.

Veronica : Comme c’est étonnant !

Logan : Aggravé ? Comme viol ?

David : Oui, il a pris 10 ans. Il est sorti pour bonne conduite cinq ans après son incarcération et s’est évaporé dans la nature depuis.

Logan : David, tu peux faire une petite recherche sur les créations de numéro de sécurité sociale sur un an après sa sortie ?

David : C’est comme si c’était fait.

 

David quitta la pièce. Veronica vint s’asseoir sur la table à la gauche de Logan.

 

Veronica : Ca te parle ce nom ?

Logan : Non, absolument pas ! Je pense qu’il s’en prend à moi parce que je lui mets des bâtons dans les roues.

Veronica : Tu as le don pour t’attirer des ennuis !

Logan : Que devrais-je dire de toi, Mars ?!

Veronica : Je ne vois pas du tout de quoi tu parles, Echolls !

 

Il posa sa tête sur la cuisse de Veronica et elle lui passa une main dans les cheveux.

 

Veronica : Tu vas bien, Logan ?

 

Il se redressa et laissa sa main parcourir la cuisse de Veronica.

 

Veronica : Dois-je prendre ça pour un « oui », Monsieur Le Procureur ?

 

Logan se leva et vint se caller entre les jambes de Veronica.

 

Logan : Tout a fait, Madame La Sheriff !

Veronica : Et que compte tu faire pour le prouver, Echolls ?

Logan : Ce que je fais de mieux, Mars !

Veronica : Je demande à voir, Echolls !

 

Il l’embrassa passionnément en la basculant sur la table bancale de la salle d’interrogatoire. Il défit d’une main experte les boutons de la chemise de son uniforme et parcourut de ses mains agiles sa poitrine au travers de ses dessous. Ses lèvres suivirent le même chemin descendant le long de son coup pour finir à la naissance de ses seins. David se calla alors dans l’encolure de la porte, mi-gêné, mi-amusé. Il se racla la gorge. Logan  et Veronica tournèrent la tête dans sa direction et se redressèrent d’un coup, se rappelant où ils se trouvaient. Veronica s’empressa de reboutonner sa chemise.

 

David : Désolé de vous interrompre, mais Sachs vient de m’informer qu’un voisin a vu un homme ressemblant au portrait robot les jours précédents le décès d’Iren Lansing. On pourrait éventuellement aller lui poser quelques questions, à moins que vous ne soyez trop occupé…

Logan : On est déjà parti ! (Murmurant à l’oreille de Veronica) Tu ne perds rien pour attendre Mars !

Veronica, chuchotant : Tu parles trop, Echolls !

 

Logan laissa échapper un rire et ils quittèrent le bureau du Sheriff.

 

Résidence Helderman – Neptune

 

Logan, David et Veronica remontèrent l’allée qui les séparait de la porte d’entrée. Après qu’ils aient sonné, une gouvernante vint leur ouvrir.

 

Veronica : Sheriff Mars. Monsieur Helderman nous a appelé.

Gouvernante : Entrez. Je vais le chercher.

 

Le trio passa la porte et attendit dans l’entrée. Un homme d’un cinquante d’année alla à leur rencontre quelque instants plus tard.

 

Helderman : Bonjour Sheriff Mars !

Veronica : Voici l’Agent Spécial William du FBI et Monsieur Le Procureur Echolls, vous avez des éléments à nous communiquer ?

Helderman : Oui, suivez moi, nous allons poursuivre au salon.

 

Ils le suivirent au salon où la gouvernante déposait déjà le café. Ils prirent place dans les larges canapés.

 

Veronica : Qu’avez-vous vu ?

Helderman : L’homme du portrait robot. Je l’ai vu rodé deux jours avant le décès d’Iren. C’est vraiment horrible ce qu’il est arrivé. Nous ne sommes plus en sécurité nulle part de nos jours !

Logan : Qu’entendez-vous par « il rodait » ?

Helderman : Il est resté plusieurs heures devant la maison d’Iren, comme s’il étudiait ses faits et gestes. Il n’est pas revenu le lendemain, alors je n’ai pas prévenu la police.

Veronica : Pouvez-vous nous le décrire ?

Helderman : 1m80, musclé, élancé, brun, yeux bleus, plutôt propre sur lui.

Veronica, montrant la photo de Marc Bost : Est-ce que c’est lui ?

Helderman : Oui ! En plus vieux, évidemment. Pourquoi vous ne diffusez pas directement sa photo ?

Veronica : Si je vous le disais, je serais obligé de vous tuer.

Helderman : Pour avoir une longueur d’avance ?

Veronica : Merci pour ses informations. N’hésitez pas à nous contacter si autre chose vous revient.

Helderman : Je n’hésiterais pas une seconde.

 

Il les raccompagna à la porte d’entrée et ils redescendirent l’allée.

 

Bureau du Sheriff – Neptune

 

Ils entrèrent dans l’enceinte du Bureau du Sheriff et se dirigèrent vers la salle d’interrogatoire.

 

Logan : C’est notre homme, ce Marc Bost ! La question est maintenant comment allons nous l’arrêter ?

Veronica : Il ne porte pas le surnom de « fantôme » pour rien.

David : J’ai lancé une recherche sur les numéros de sécurité sociale. Espérons que ça donne quelque chose.

Sachs : Sheriff Mars !

Veronica, ne se retournant pas alors qu’ils allaient entrer dans la salle : Oui, Sachs ?

Logan : C’est qui ça ?

 

Une jeune femme se tenait debout devant le mur recouvert des différents éléments de l’enquête. Elle portait la tenue réglementaire du FBI. Elle était brune, moins d’une trentaine d’année, assez grande et élancée, avec des yeux verts émeraudes : une petite « col blanc » fraîchement atterrie sur le terrain.

 

Sachs : C’est que j’essayais de vous dire. Ils ont envoyé un nouvel agent.

L’agent : Agent Spécial Angelina Smith.

David : Tu le savais, Logan ?

Logan : Oui, mais je ne pensais pas qu’ils iraient aussi vite.

Angelina : Mes condoléances pour l’Agent Dohring. C’est une grande perte pour l’institution.

Logan : Gardez vos flatteries pour vos supérieurs !

Angelina : Je ne vois pas pourquoi vous réagissez ainsi Monsieur le Procureur.

David : Et en plus, elle a un balai dans le cul ! C’est la cerise sur le gâteau !

Angelina : Je vois. Je ne suis pas la bienvenue.

Logan : Vous vous attendiez à ce qu’on vous accueille à bras ouvert peut-être ? Elle n’est même pas enterrée !

David : On se débrouille très bien tous les trois !

Angelina : Comme si une petite Sheriff de province pouvait être plus utile qu’un agent spécial du FBI !

 

Logan serra les points et se dirigea de colère vers le bureau de Veronica où il s’enferma en claquant la porte. Veronica le suivit.

 

David : C’était la phrase à ne pas dire ! J’ai un conseil à vous donner : reprenez vos affaires et retournez à San Francisco. C’est la meilleure chose que vous ayez à faire.

 

Vexée, la jeune agent sortit de la salle d’interrogatoire.

 

Bureau du Sheriff – Neptune

 

Logan s’était réfugié dans le bureau de Veronica. Il s’était installé dans son fauteuil et regardait le plafond. Elle entra à son tour dans la pièce.

 

Veronica : L’uniforme de Sheriff t’irait très mal au teint, Echolls !

Logan, se redressant : Mars ou l’art de me faire décrocher un sourire même dans les pires moments !

Veronica : Le FBI a un sacré culot !

Logan : Je ne suis même pas étonné. Les dirigeants du FBI n’ont jamais été très fan d’Amandine. Je pense que c’est une aubaine pour eux, même si ce n’est pas ce qu’il aurait souhaité.

Veronica : A ce point ?

Logan : Et oui, Mars ! Tu la sens comment ?

Veronica : Louche !

Logan : Je vois que Mars est toujours sur la même longueur d’onde que moi !

Veronica : On se refait pas Echolls ! Je trouve bizarre ce catapultage aussi rapide dans notre enquête.

Logan : Comme si c’était prémédité ?

Veronica : Par exemple ! Ou peut-être mettre un loup dans la bergerie ?

Logan : Diviser pour mieux régner ?

Veronica : Oui.

Logan : J’ai le droit d’être méchant avec elle, Mars ?

Veronica : Comme si tu avais besoin de mon autorisation, Echolls !

Logan : C’est vrai, Mars ! Où avais-je la tête ?

Veronica : C’est une très bonne question, Echolls !

Logan se levant et passant ses mains autour de ses hanches : Et bien, Mars, Je pensais à ce qu’on pourrait faire ce soir, une fois Cindy couchée.

Veronica : Dis m’en plus, Echolls… Je ne vois pas bien…

Logan : Ca implique que tu sois peu, voir même pas du tout, vêtue, Mars…

Veronica, pendant Logan parcourait son cou : Intéressant, Echolls…

 

Il commença à déboutonner sa chemise, mais la trêve fut de courte durée. Quelqu’un frappa à la porte. Ils s’écartèrent l’un de l’autre et Logan s’installa dans la chaise faisant face au bureau de Veronica.

 

Veronica, refermant sa chemise : Entrez !

 

David passa la porte.

 

David : Je la sens pas, cette petite !

Logan : Nous, non plus !

David : Elle ne semble pas vouloir décoller de la salle d’interrogatoire. Enfin, elle a faillit en sortir, mais elle est revenue sur ses pas. Je sens qu’on va être réellement obligé de bosser avec elle.

Logan : C’est évident, mais je nous fais confiance pour ne pas lui faciliter la tache !

David : Tu peux me faire confiance ! Je vais faire mon possible pour faire de notre « collaboration » un véritable enfer !           

Veronica : Qu’elle me traite encore une fois de « petite sheriff de province », elle va pas en revenir vivante !

Logan : J’aime quand tu parles comme ça, Mars !

Veronica : Allez Echolls ! On a une brunette à mettre au parfum !

Logan : Mais tout ce que tu voudras, Mars !

 

Ils sortirent tous les trois du bureau de Veronica.

 

Bureau du Sheriff – Salle d’interrogatoire – Neptune

 

La jeune agent semblait toujours intriguer par le mur consacré à l’enquête.

 

Logan : Quelque chose vous plait dans notre mur des lamentations ?

Angelina : Qu’avez-vous tenté de faire avec la carte, les punaises et les fils ?

Logan : Je joue les Mohinder Suresh !

Angelina, perplexe : Les quoi ?

Logan : Vous savez le généticien dans la série télé Heroes ?

Angelina, méprisante : Je ne regarde pas la télé.

Veronica : Génial ! Une Bones en beaucoup moins dégourdie !

Angelina, condescendante : Quelque chose vous déplait Sheriff Mars ?

Veronica : A part votre présence, je ne vois pas !

Angelina : Procureur Echolls ?

Logan : Oui, Agent… Agent comment déjà ?

Angelina : Smith.

Logan : Oui, Agent Smith ?

Angelina : Serait-il possible que la Sheriff Mars n’intervienne pas dans cette enquête ?

Logan : La Sheriff Mars connaît le dossier beaucoup mieux que vous et si je devais exclure quelqu’un de cette enquête, ce serait plutôt vous. Alors je vous conseille vivement de faire profil bas et d’allumer votre télé, ce soir…

David : Faites pas votre vexée, comme ça ! Ca ternit votre regard vert émeraude !

Angelina : …

Logan : Pour répondre à votre question de tout à l’heure, j’essayais d’établir un point commun entre les victimes, mais ça n’a pas donné grand-chose.

Veronica : Logan !

David : Elle ne t’a pas appelé, Echolls ! L’heure est grave !

Logan : Pique moi mes répliques, je ne te dirais rien surtout !

David : Toutes mes excuses ! Veronica, tu disais ?

Veronica : Vous avez pensé à chercher des actes similaires dans le passé ?

Logan : Des affaires non résolues, tu veux dire ?

Veronica : Oui !

Logan : On a cherché dans le comté de San Diego, mais on a rien trouvé.

Veronica : Et vous n’avez pas élargi les recherches ?

Logan : Je n’y ai même pas pensé…

David : Je suis déjà entrain de chercher.

 

David se leva et s’apprêta à quitter la pièce. Au moment de franchir la porte, il se retourna et s’adressa à l’Agent Smith.

 

David : Angelina ? Enfin, si je peux vous appelez ainsi ?

Angelina : Oui.

David : On ne sera pas trop de deux pour cette recherche et vous pourrez voir où en est la recherche sur les immatriculations sociales.

Angelina : Je vous suis.

 

David sortit de la pièce, l’Agent Smith sur ces talons.

 

Veronica : Ce n’est pas Amandine, c’est sur !

Logan : On en est loin, Mars ! Ce n’est pas avec elle qu’on fera des parties à trois !

 

Veronica lui mit un coup de point gentillet dans le bras.

 

Logan : Aïe ! Tu perds pas les bonnes habitudes, Mars !

Veronica : Toi non plus, Echolls !

Logan : Tais-toi, Mars, ou je te prends sur cette table !

Veronica : Alors, ça, je demande à voir, Echolls !

 

Il ne se le fit pas dire deux fois et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il posa Veronica sur la table attrapant sa bouche fiévreusement. Il ne mit pas longtemps à la débarrasser de sa chemise et à parcourir langoureusement sa poitrine. Une sonnerie les sortit de leur ébullition.

 

Veronica : C’est quoi ?

Logan : Mon portable.

 

Il le sortit de sa poche. L’écran affichait Hannah. Veronica remit alors sa chemise.

 

Logan : Mars, tu m’accordes, une seconde ? J’ai un truc à régler…

Veronica : Je ne sais pas si je pourrais tenir aussi longtemps, Echolls !

Logan : Je trouverais bien un moyen de te rallumer, Mars !

Veronica : Dépêche-toi, Echolls !

 

Il décrocha enfin le téléphone et s’isola à l’extérieur du commissariat.

 

Logan, froid (NDA : Si c’est possible !) : Bonjour Hannah.

Hannah : Bonjour Logan.

Logan : Tu vas bien ?

Hannah : J’irais mieux si tu répondais à mes appels…

Logan : Les choses sont compliquées, mais je pense que nous deux… Ca ne va plus le faire… Définitivement…

Hannah : …

Logan : Je suis désolé, Hannah ! Je ne peux plus te mentir comme ça…

Hannah : C’est Veronica ?

Logan : Qu’est-ce qui te faire dire ça ?

Hannah : Je sais que tu es à Neptune. J’ai vu les infos…

Logan : Oui, c’est Veronica, mais ce n’est pas que ça.

Hannah : C’est vraiment fini, cette fois ?

Logan : Oui.

 

Hannah raccrocha sans autre forme de procès. Logan rentra à nouveau dans l’enceinte du bureau du Sheriff.

 

Bureau du Sheriff – Neptune

 

Logan était à nouveau dans la salle d’interrogatoire avec Veronica. David et Angelina les avaient rejoint.

 

David : On a trouvé une vague de viol similaire sur la période de 2007 à 2009 à Portland. Même mode d’action. Ils ne l’ont jamais arrêté.

Angelina : Ce qui coïnciderait avec l’arrestation de Matt Bost. Il a été incarcéré en 2009.

Logan : Il a changé de technique là aussi, vu qu’il lui a volé sa voiture après l’avoir violée. Qui enquêtait sur la série de viol ?

David : Les Agents Spéciaux McKay et Alder.

Logan : Et le procureur ?

Angelina : Spinster.

Logan : Personne n’a fait le lien ! La jeune femme qui a conduit Bost en prison s’appellait Anna-Lynn Spinster !

David : L’affaire de vol a été instruite par quelqu’un d’autre et a eu lieu à des kilomètres de Portland, à Berkeley.

Logan : Et bien en fait, il agit exactement pareil que la dernière fois. Ce qui m’étonne, c’est qu’il ait attendu aussi longtemps avant de recommencer. Et comment l’ont-il arrêté, déjà ?

David : Il a fait une erreur. Les campus sont truffés de caméra de surveillance. Il a omis ce détail !

Veronica : Donc il peut faire des erreurs ! On va le coincer, j’ignore juste comment… Enfin, j’aurais bien une idée, mais tu ne vas jamais vouloir…

Logan : Il est hors de question que tu serves d’appât !

Veronica : Ce serait une bonne solution pourtant !

Logan : Mars, j’ai dit « non » !

Veronica : La recherche sur les numéros de sécurité sociale a donné quelque chose ?

David : Rien qui ne corresponde au profil.

Angelina : Pourquoi la Sheriff Mars ferait un bon appât ?

Logan : C’est la mère de ma fille et une des personnes auquel je tiens le plus en ce bas monde, si ce n’est la seule… Avec ma fille, bien sur !

 

A ces mots, les joues de Veronica s’empourprèrent.

 

Angelina : Effectivement !

David : De toute façon, elle n’est pas brune.

Veronica : Une perruque et s’est réglé !

Logan : Mars ! Ne joue pas ta tête de bourrique !

Veronica : Echolls ! Je ne supporterais pas qu’il fasse une nouvelle victime, surtout si c’est encore une de nos amies !

Logan : Je le sais bien, Veronica ! On va l’arrêter, mais pas comme ça ! Je m’y refuse ! On va trouver quelque chose !

 

Sachs passa la porte de la salle d’interrogatoire et brisa le silence pesant qui s’était installé.

 

Sachs : Sheriff Mars, voici le résultat de l’identification pour le suspect que nous avons en cellule et Monsieur Le procureur, voici le rapport de la scientifique pour la voiture de James Carmichael.

Logan et Veronica : Merci Sachs.

 

Ils parcoururent chacun, le dossier qu’ils avaient dans les mains.

 

Veronica : Il s’appelle Anthony Montgomery et il a 45 ans. Ce n’est pas notre homme ! On a des choses à lui reprocher ou je peux le relâcher ?

Logan : Tu peux le relâcher.

Veronica : Sachs ?

Sachs : J’y vais de ce pas.

 

Sachs sortit de la salle d’interrogatoire.

 

Logan : Il y avait de la boue séchée dans la voiture.

David : Comment ça de la boue ?

Logan : Cette boue contenait des résidus d’épine de séquoia, qu’on ne trouve qu’au Sequoia National Park.

Veronica : Qui se situe bizarrement à égale distance de San Francisco et Neptune.

 

Logan se leva et sortit son portable. Il composa un numéro du dossier.

 

Logan : Mademoiselle Carmichael ?

James : Oui ?

Logan : Procureur Logan Echolls. J’instruis l’affaire où votre voiture est impliquée.

James : En quoi puis-je vous être utile ?

Logan : Avez-vous été au Sequoia National Parc, récemment ?

James : Je n’y suis jamais allée de ma vie !

Logan : Merci Mademoiselle Carmichael.

James : A votre service, Monsieur Le Procureur.

 

Logan raccrocha.

 

Logan : Pourquoi est-ce que j’ai l’impression qu’à chaque fois qu’on a un semblant d’indice, ça nous ramène toujours à chercher une aiguille dans une botte de foin ?

Veronica : Des milliers d’hectares de forêt à quadriller, on en a pour des jours !

David : On peut se concentrer sur les zones peu ou non surveillées, celles où les touristes n’ont pas accès.

Angelina : En tout cas, ce serait cohérent, avec le peu de parcours scolaire qu’il a suivi.

Veronica : Comment ça ?

Angelina : Il a une formation de garde forestier.

Logan : Il n’a peut-être pas autant disparu de la circulation qu’on le pensait.

Veronica : Résumons. Il se fait engager comme garde forestier, probablement sous un faux nom, s’installe dans un coin isolé du parc et se fait oublier. Au moment où il croit que personne ne se souvient de lui, il recommence ses agissements. C’est tordu, mais brillant.

Logan : Je crois qu’on est parti !

David : On appelle avant peut-être, histoire de ne pas se déplacer pour rien, non ?

Logan et Veronica : On va jouer sur l’effet de surprise !

 

Ils échangèrent un rire franc.

 

Logan : Mars, sors de mon cerveau, tu pourrais être choquée !

Veronica : Tu as raison, Echolls ! Je risquerais de m’y trouver dans des positions fortement indécentes !

Logan : Et encore, Mars ! Tu es bien loin de la vérité !

Veronica : Echolls, arrête de parler dans le vide ! Des actes !

Logan : Méfie-toi, je vais te pendre aux mots, Mars !

Veronica : Seulement aux mots, Echolls ?

David : Temps mort ! De plus, je sens que cet échange met mal à l’aise, cette chère Angelina.

Angelina : C’est peu courant, dirons-nous…

David : Et encore, vous ne les avez pas encore surpris dans une position fort indécente, justement !

Logan : C’était rien ce que t’as vu !

David : Ca, j’en doute pas une seconde !

Angelina : Je me passerais des détails, si cela ne vous dérange pas.

Veronica : Faut que j’appelle Mac pour qu’elle récupère Cindy. D’ailleurs, ça en est où la protection ?

David : Deux équipes d’agents surveillent l’école, puis une équipe par maison et toutes ces équipes ont ordre de ne lâcher sous aucun prétexte toutes vos amies. Au moindre mouvement, ils nous appellent sur le champ.

Veronica : Tu as fait ça quand ?

David : Pendant que vous étiez occupé, voyons ! Et puis quand Logan dit, je fais !

Logan : Bon agent ! Tu auras un susucre !

David : Et si on y allait avant que je ne sois définitivement ridicule ?

Logan : Mais tu l’es en permanence, mon cher ! Ca ne changera pas beaucoup !

Angelina : Vos relations à tous sont assez bizarres.

Logan : Je crois que c’est ce qu’on appelle l’amitié d’une part et l’amour, voir la passion brûlante d’autre part.

David : Pour la passion brûlante, il parlait de moi, bien sur !

Logan : Mais chut !! Fallait pas le dire ! C’était notre secret !

David : Ciel ! Où avais-je la tête ?!

Veronica : Je ne préfère pas savoir ! C’est quand vous voulez, hein !

Logan : Mais c’est toi qu’on attend, Mars de mon cœur !

 

Elle lui donna son désormais traditionnel coup de poing dans le bras et ils sortirent enfin de la salle d’interrogatoire.

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