Chapitre 8

Chapitre 8 : Pourquoi personne ne me croit ?

 

Bureau du Sheriff

 

Keith avait fait part à Veronica des derniers éléments de l’enquête. Cela avait laissé Veronica totalement abasourdie.

 

Veronica : Troy ? Non, arrête, ce n’est pas un meurtrier.

Keith : Il n’a pas un passé très glorieux, non plus.

Veronica : Enfin, il y a quand même un fossé entre dealer et meurtrier.

Keith : On verra bien en l’interrogeant. Logan semblait lui en vouloir : tu ne saurais pas pourquoi ?

Veronica : Je ne connais pas toute la vie de Logan. Il a vécu beaucoup de choses sans moi et tu devrais savoir qu’il n’est pas très bavard.

Veronica (VO) : Heureusement, pour mes pauvres petites oreilles chastes !

Keith : Oui et tu ignores aussi sûrement que vous avez assisté à la même soirée ?

Veronica (VO) : Mais c’est pas vrai ! Tout le monde s’est donné le mot ?!

Veronica : De quoi tu parles ?

Keith : L’anniversaire du Georges V. Il a retrouvé Trina, là-bas pour lui signer un chèque. Elle était accompagnée de Troy. C’est ce qui m’a mis sur sa piste.

Veronica (VO) : C’est pour ça qu’il était à Paris…

Veronica : Il y avait beaucoup de monde et je ne suis pas restée longtemps. Je n’ai pas vu, Logan.

Keith : Si tu le dis, Veronica.

Veronica : Sur ce, je vais m’en aller, vu que, même mon propre père ne me croit pas.

Keith : Qui d’autres n’y crois pas ?

Veronica : Un basketteur de talent et une surdouée en informatique, fraîchement Maman.

 

Keith ria. Veronica lui rendit un sourire et quitta son bureau. Au même moment, la police de Los Angeles installait Troy en salle d’interrogatoire.

 

Salle d’interrogatoire

 

Keith : Alors Troy ? Sais-tu pourquoi tu es ici ?

Troy : Pas du tout, si vous pouviez m’éclairer ?

Keith : Où étais-tu, vendredi soir ?

Troy : Chez moi jusqu’à environ 0h30. Ma petite amie m’a appelé. Je suis allée la rejoindre. Après, je ne pense pas que cela vous regarde.

Keith : Et comment s’appelle, cette demoiselle ?

Troy : Trina Echolls.

Keith : Et tu es vraiment sûre d’avoir passé la nuit avec elle ?

Troy : Oui, aucun doute.

Keith : Troy, il y a une chose que je ne supporte : qu’on me mente !

Troy : Je ne mens pas !

Keith : Alors comment se fait-il que la gardienne t’ai vu assis devant sa porte et que le lendemain matin, nous l’ayons retrouvé morte sur les docks ?

Troy : …

Keith : Troy !

Troy : D’accord ! Elle m’a appelé vers 0h30. Elle était ivre, mais elle n’était pas comme d’habitude. Elle riait. Elle devient, comment dire, méchante quand elle boit. Elle m’a demandé de venir. J’y suis allé. Elle n’a pas répondu. Elle avait du s’endormir. J’ai du finir par m’endormir aussi.

Keith : Comment ça, tu as du ?

Troy : Je me suis réveillé sur la plage. J’ignore totalement comment je suis arrivé là. Je me rappelle m’être assis sur son palier et après plus rien.

Keith : D’accord… Et est-ce que Trina se sentait en danger ?

Troy : Oui, elle avait l’impression d’être suivie et espionnée.

Keith : Une dernière question : Où étais-tu mardi soir ?

Troy : J’étais chez mes parents jusqu’à 23h-23h30. Je suis ensuite rentré chez moi.

Keith : D’accord. Je vais te garder un petit peu. Le temps que je vérifie ton alibi et qu’on fasse une petite analyse de sang.

 

Troy n’eut même pas le temps de protester qu’il était déjà en cellule. Keith envoya également deux agents à l’appartement de Trina. Ils étaient peut-être passés à côté de quelque chose.

 

Suite présidentielle du Neptune Grand Hotel

 

Dick frappa à la porte de la suite, un pack de bière à la main. Logan ouvrit.

 

Logan : Dude ! Tu as déjà abandonné femme et enfants ?

Dick : Mac a une gouvernante, deux bonnes et un cuisinier, je pense qu’elle s’en sortira !

Logan : Je n’en doute pas une seule seconde !

 

Ils s’installèrent sur le canapé. Dick ouvrit une bière et l’offrit à Logan. Il s’en ouvrit une, aussi.

 

Dick : Je me suis dit qu’on avait des choses à fêter !

Logan : Des choses ? Je n’en vois qu’une.

Dick : Dude ! Je parle de ton retour, aussi.

Logan : Comme si je n’avais pas compris !

Dick : Et puis apparemment, tu as profité de ton passage à Paris pour t’envoyer en l’air avec une petite blonde et tu y a survécu, donc ça se fête !

Logan (VO) : Les nouvelles vont vite, ici !

Logan : Qu’est-ce que tu racontes ?

Dick : Elle est venue à la maison, tout à l’heure. Avec Mac et Wallace, ils ont parlé de Paris. Tu sais, je n’écoutais pas vraiment, mais elle a prononcé les mots « Georges V ».

Logan : Je ne l’ai pas vu.

Dick : A d’autres, Logan !

Logan : Tu n’en parles à personne, Dick ! Même pas à Mac !

Dick : T’inquiètes pas et de toute façon, Wallace et Mac n’ont pas cru, Veronica, non plus.

Logan : Beau papa, non plus !

 

Ils éclatèrent de rire.

 

Dick : Pourquoi tu ne m’en as pas parlé, Dude ?

Logan : Elle voulait oublier. Je voulais oublier.

Dick : C’était bien, au moins ?

Logan, avec un petit rire : Tu n’imagines pas à quel point ! Une expérience unique… Je ne pensais pas que Mrs. Mars irait jusque là.

Dick : Dude ! Tu en as trop dit !

Logan : Tu as toujours voulu le faire avec Madison et elle n’a jamais, même complètement bourrée, voulu.

Dick : Il y avait une deuxième fille ?!!

Logan : Non, l’autre fantasme, Dude !

Dick, comprenant : Oh… Oh !! Elle était bourrée, c’est pas possible autrement !

Logan : C’était même plus que bourrée, à ce stade !

 

Les deux amis étaient pliés de rire. Au moins, avec Dick, les choses étaient simples. Logan allait allumer la console, quand on frappa à la porte.

 

Réception du Neptune Grand Hotel

 

La réceptionniste : Encore, vous !

Veronica : Et oui !

La réceptionniste : Qu’est-ce que vous voulez encore ?!

 

Elle montra la photo de Troy.

 

Veronica : Juste savoir si vous reconnaissez ce garçon.

La réceptionniste : Non, je ne l’ai jamais vu de ma vie.

Veronica : Ce n’est pas le jeune homme qui vous a sourit le soir où la suite de Logan Echolls a été mise à sac ?

La réceptionniste : Non, je vous ai dit qu’il avait des cheveux châtains foncés.

Veronica : C’est vrai… Merci.

 

Elle se dirigea vers l’ascenseur et monta au dernier étage.

 

Suite présidentielle du Neptune Grand Hotel

 

Logan alla ouvrir. Veronica ne lui laissa pas le temps de dire un mot qu’elle était déjà entrée dans la suite.

 

Logan : Je t’en prie, Mars, fais comme chez toi !

Veronica : Echolls, comment se fait-il que mon père sache pour Paris ?!

Dick, se levant : Je crois que je vais vous laisser !

Logan : Non, c’est Mars qui va partir.

Veronica : Je ne partirais pas d’ici sans une explication, Echolls !

Dick : Non, vous avez des choses à vous dire, apparemment !

 

Dick s’éclipsa, laissant seuls Veronica et Logan.

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